Jenifer : "Je suis amoureuse de Bruxelles"

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Jenifer : "Je suis amoureuse de Bruxelles"
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La belle Jen revient chez nous sur scène. C’est peut-être la Belgique, son Paradis secret… Interview exclusive

Entre Jenifer et la Belgique, c’est une grande histoire d’amour. Et ce n’est pas dit avec légèreté ou une quelconque flatterie. "On a un lien à jamais avec la Belgique ! Je suis amoureuse de Bruxelles, inconditionnellement, s’enthousiasme Jenifer, au bout de fil, à quelques heures de fouler une nouvelle fois le sol belge. J’adore retourner à l’ICP (le fameux studio d’Ixelles où elle a concoté son dernier - et excellent - album, Paradis secret, NdlR) dès que j’en ai l’occasion. Le luxe absolu, nous glisse-t-elle encore, c’est de pouvoir jouer au Cirque royal !" La chanteuse y sera ce dimanche. Et y retrouvera aussi ses "amies comédiennes belges" (Tania Garbarski et Stéphanie Crayencour, avec lesquelles elle a tourné le film Faut pas lui dire !, NdlR) . "C’est génial, elles vont venir me voir en concert !"

Si le travail amène beaucoup Jenifer par chez nous, elle avoue passer aussi des week-ends "pour le plaisir à Bruxelles. Pour voir des amis, chiner. J’aime bien le quartier du Jeu de Balles, les friperies, les brocantes. Ça fait quelques années maintenant ! Oui, oui, je commence à bien connaître". Sa voix est douce, gaie. Le bonheur de remonter sur scène est là, après 15 ans de carrière et avec un trac des premiers jours. Même pis. "Plus j’avance, plus je l’ai ! Rien n’est jamais acquis finalement. Quand on attaque une tournée, on a une certaine appréhension, une grande excitation. J’ai une super-équipe qui me porte chaque jour… Ça m’aide à vaincre ce fameux trac." Etre entourée par une équipe de confiance (notamment Manu Da Silva et Frédéric Fortuny), c’est essentiel pour elle. Avant d’entrer en scène, Jen tient à "s’isoler le moins possible. Et prendre un peu de bon temps avec mon entourage", nous dit-elle même.

Mais si la belle a l’esprit d’équipe, elle aime aussi la solitude. "J’ai des moments où je peux être extrêmement casanière. Faire des balades seule, c’est un peu mon truc. Mais j’ai besoin de retrouver les gens aussi. Avoir le choix, c’est le luxe suprême ! […] La n otion de groupe a toujours été présente chez moi, j’en ai besoin, sinon je ne pourrais pas. Après, je livre sur scène certains de mes sentiments les plus profonds, les plus sombres et les plus gais. C’est une certaine mise à nu quand on monte sur scène." La petite fiancée de la France a grandi sous nos yeux, en 15 ans et des tubes à la pelle. Chers au cœur de Jenifer. "On les revisite sur scène, sans trahir ce qu’ils étaient profondément. Je ne les renierai jamais ! Ils font partie de moi."

Vous faites aussi du cinéma (le film d’animation, auquel elle prête sa voix, Tous en scène, enregistre 3 millions d’entrées en France, NdlR). Qu’allez-vous chercher au cinéma que vous n’avez pas en chantant ?

"Des personnages loin de ce que je peux être. C’est ça qui m’aide aussi à être vivante ! C’est très plaisant de s’abandonner et d’être quelqu’un d’autre. Et c’est reposant. Psychologiquement, ça fait du bien de juste se mettre de côté. D’oublier, un moment, les aléas de nos quotidiens respectifs. C’est un peu le pouvoir de la musique aussi."

Réfléchissez-vous en termes de carrière ?

"Non. Je suis mon instinct. Je ne me projette jamais bien loin. C’est mieux je pense. C’est ma manière à moi de me protéger. Et de choisir aussi d’avoir une vie à côté. C’est tout aussi intéressant !" (sourire)

Et si vous n’aviez pas remporté la Star Ac’? Vous êtes-vous déjà posé cette question ?

"Je ne sais pas… (rires) peut-être que j’aurais enfilé des perles dans un magasin, comme j’aimais bien les travaux manuels, j’aurais fabriqué des bijoux fantaisie… Je dis n’importe quoi mais c’est un peu ça l’histoire. J’aurais peut-être chanté dans des restaurants, ça m’aurait peut-être fatiguée ! J’aurais peut-être repris les études pour tenter d’être médecin sans frontière parce que j’aime découvrir de nouveaux horizons et j’aime les gens, profondément. Me sentir utile quelque part, en France ou en Belgique. Tiens, j’aurais peut-être monté mon camion à Bruxelles pour servir des gaufres fabuleuses ! (sourires) Je ne sais pas… Mais je n’aurais pas aimé être dans une routine, j’en aurais eu peur."

Les Enfoirés : "Jean-Jacques est quand même là"

Quand Jenifer dit qu’elle aime profondément les gens, ce n’est pas une phrase en l’air. Marraine de l’association Le refuge, qui vient en aide aux jeunes victimes d’homophobie dans leur foyer - "en tant que maman, juste renier son enfant parce qu’il aime quelqu’un du même sexe… c’est totalement pathétique !" -, la chanteuse prend son rôle très à cœur, mais avec discrétion. "Je sers uniquement de vitrine, ce sont les bénévoles qui sont à applaudir" , nous dit-elle. Comme pour les Restos du cœur et le spectacle annuel des Enfoirés - le dernier a été diffusé hier soir sur TF1 -, dont Jenifer est devenue l’une des plus fidèles artistes. "On bloque ces dates. On arrête 10 jours pour les Restos du cœur, pour partager avec les gens ce spectacle, avec un jour et demi de répèt ! (rires) Ici aussi il y a la notion d’équipe. Véronique Colucci se démène pour que les restos perdurent. On n’est pas content que ça existe encore mais en même temps on est content de se retrouver pour faire un joli spectacle ! C’est un peu contradictoire mais c’est ça l’histoire…" Une histoire qui continue sans Jean-Jacques Goldman. Du moins physiquement, nous dit Jen : "On le sentait présent. Je pense qu’il est quand même là, même si c’est dans l’ombre. C’est comme Coluche, ce sont des piliers. On ne peut pas faire comme s’ils n’étaient pas là."




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