La jeune française a grandi à Rennes où elle a commencé à faire de la musique, d'abord un peu de solfège avant de commencer à reprendre les mélodies qu'elle aimait. Puis elle y a ajouté sa voix. Artiste dans l'âme, Joanna suit des cours en cinématographie au lycée. C'est là qu'elle rencontre des personnes qui font de la musique. "J'ai fait des rencontres de personnes qui écrivaient, qui faisaient du rap. Ca m'a un peu donné envie d'écrire mes textes. J'ai découvert aussi sur Soundcloud les type beats et donc j'ai commencé à écrire sur ce genre d'instrus. Et au fur à mesure, j'ai rencontré de beatmakers rennais qui m'envoyaient des morceaux". Puis vient l'université, toujours en cinéma et les premières déconvenues : le sexisme, le manque de stimulation intellectuelle. Elle lâche tout et décide de se consacrer à la musique.

Sérotonine raconte une histoire d'amour, de la première rencontre aux premiers ébats, de la jalousie, des doutes à la séparation. Un disque empli d'émotions, de poésie, de sensualité. Après un début lumineux accompagné d'une touche de mélancolie propre à son univers, l'artiste laisse doucement la place à la passion dévorante, aux inquiétudes, aux idées noires avant la libération finale avec le très cinématographique Courir après (La renaissance). Chaque titre exprime à la perfection une émotion ou un sentiment liés à l'amour. Sa musique lie la pop à un RnB langoureux sombre, le tout porté par une voix douce et sensuelle.

Joanna est à l'image d'une nouvelle génération de femmes lucides sur les difficultés qu'elles rencontreront dans leur vie et dans leur carrière en raison de leur sexe. Une femme indépendante, sûre de ce qu'elle veut, libre, consciente d'être désirée et assumant ses propres désirs.

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