Véritable dieu vivant dans son Italie natale, Lorenzo Jovanotti Cherubini arrive sur la scène belge.

Il est l’un des artistes emblématiques de la scène italienne depuis plus de trente ans. Aujourd’hui, plus populaire que jamais dans son Italie natale, Lorenzo Jovanotti Cherubini, auteur/interprète qui allie mieux que quiconque la tradition musicale italienne à l’univers sonore international actuel, est sur le point de se produire pour la première fois à Bruxelles, le 8 décembre, sur la scène de Forest National avec le Jovanotti nei Palasport. Un concert que ses fans belgo-italiens attendent depuis longtemps. "J’ai énormément joué aux États-Unis et en Amérique du Sud mais j’avoue qu’avec tout le travail que j’avais en Italie, il me manquait du temps pour organiser un tour en Europe, explique le chanteur de 48 ans. Aujourd’hui, l’opportunité s’est présentée et j’avoue adorer venir en Belgique ou dans les pays du nord de l’Europe. On arrive en pensant que les personnes sont froides, totalement à l’opposé de ce que l’on trouve en Italie. Et, finalement, on se rend compte qu’elles sont tout aussi chaleureuses et accueillantes !"

Que représente la scène pour vous ?

"Pour moi, la scène c’est comme l’eau pour un poisson. C’est mon élément, l’endroit où je me divertis le plus, où je montre une partie plus intime de moi. C’est une grande expérience humaine où il y a un énorme échange d’énergie."

À vos débuts, dans les années 80, vous étiez catégorisé comme un chanteur rap/hip-hop. Aujourd’hui, vous adoptez un tout autre style. Une raison à ce changement de cap ?

"Quand je faisais du hip-hop, ce n’était pas à la mode. Aujourd’hui, en Italie, c’est un style qui a plutôt du succès chez les jeunes, en dessous de 16 ans. Peu de chanteurs sont arrivés à nous balancer des chansons hip-hop chargées d’émotions. C’est bien simple, en Italie personne n’y est arrivé, à part moi dans une certaine mesure. Mais il faut voir les choses en face, le Tupac Shakur italien, celui qui fera vraiment la différence dans ce langage musical, n’est pas encore arrivé."

Quel ton domine votre dernier album Lorenzo 2015 CC. ?

"Il n’y a pas vraiment de climat dans cet album. Cela fait quelques années que j’imagine mes disques comme des films de Tarantino. Il y a une fusillade, on tue quelqu’un, deux personnes boivent un verre en parlant de leur fiancée, puis une bombe explose. Tout ça dans le même film. Je suis un très grand fan de ce genre de langage et c’est ce que je veux reproduire dans mes albums. Mais au fond, il y a toujours une histoire d’amour qui s’y cache. C’est d’ailleurs le fil rouge de mes chansons."

Vous êtes à la fois compositeur et interprète. Où allez-vous puiser votre inspiration ?

"J’ai toujours besoin d’être en mouvement, souvent à l’étranger. J’adore écrire aux check-in des aéroports, dans les bars, sur les quais, etc. À la maison, j’écris d’une façon plus disciplinée, en me donnant des horaires mais bon, la plupart du temps, l’inspiration vient quand on s’y attend le moins, c’est connu..."

En regardant dans le rétroviseur, que pensez-vous de votre évolution en tant qu’artiste ?

"Je pense que j’aurais pu faire quelque chose de mieux mais également quelque chose de pis. Étant donné qu’on ne peut pas récupérer le temps qui passe, je dirais que tout ce qui s’est passé dans ma carrière était parfait . Un peu comme le nom du nouvel album d’Eros Ramazzotti (Perfetto, NdlR ). C’est d’ailleurs un titre que j’aurais pu utiliser pour mon album. Non, en fait, j’aurais pu l’appeler Encore plus parfait (rires)."

Et justement, vous n’avez jamais pensé à produire un disque pour ou avec Eros Ramazzotti ?

"Évidemment et j’adorerais ! Ce que j’aimerais par-dessus tout, ce serait de produire un disque pour Eros. Je suis certain d’être son producteur idéal et que l’on pourrait faire quelque chose d’exceptionnel ensemble ! J’y pense d’ailleurs depuis longtemps. Il suffit d’en discuter..."


Jovanotti nei Palasport > le 8 décembre à Forest National. Réservations sur www.sherpa.be, au 0900 84 007 ou dans les points de vente Fnac.