Lorsqu’il s’agit de créer le buzz, la star américaine ne bluffe pas. Double actu en effet pour Justin Timberlake : un nouvel album très attendu 20/20 Experience 2 of 2 - qui succède très vite à son excellente Part 1 - et Players, qui vient de sortir au cinéma, un thriller sur fond de tapis vert virtuel. Deux paris d’ores et déjà gagnés !

Quel est le message de Players ?

"En substance, je dirais : Méfiez-vous de tout ce qui brille et surtout des gens trop avenants ! Il y a parfois anguille sous roche. Mon personnage, un étudiant fauché, va le comprendre à ses dépens en s’associant au créateur d’un casino online hébergé au Costa Rica. Et pourtant, il aurait dû se méfier car le gars en question (joué par Ben Affleck) l’avait déjà spolié. Notamment en truquant les paris…"  

Êtes-vous vous même un joueur compulsif sur le Web ?  

"Je tweete comme un malade ! Le casino online, ça me branche moins. Question d’ambiance…"  

Vous reconnaissez-vous dans cette génération ultramatérialiste ?  

"J’ai grandi avec des valeurs. Pour moi, gagner de l’argent, c’est le fruit d’un travail et non du hasard. Quand vous obtenez quelque chose à la sueur de votre front ou de votre talent, la notion d’argent n’est pas du tout la même que lorsque vous remportez un poker ou une partie de Black Jack. Les jeux de hasard, je n’y crois pas trop. Je suis un artiste certes mais un artiste qui aime évoluer dans le concret. Lorsque vous êtes jeune, que vous êtes étudiant ou que vous débutez dans la vie professionnelle, vous voulez gagner de l’argent. C’est normal. Sauf qu’aujourd’hui, les gamins veulent brûler les étapes. Le compte en banque bien garni, la Porsche dans le garage, la grosse villa avec piscine : ils ne les veulent pas dans 10 ou 20 ans, mais maintenant ! Résultat, certains sont prêts à tout. Quitte à se mettre en marge de la légalité !"  

Dans le film, vous jouez un universitaire fauché. L’école et vous, ça se passait comment ? "

Je ne suis pas allé à l’université. J’ai fini l’école à 16 ans et j’ai eu un tuteur car j’avais une carrière artistique à mener. Pour être franc, l’école ne m’a jamais manqué !"  

Quel genre d’élève étiez-vous ?  

"Teenager, j’étais plutôt du genre à raser les murs. Chanter a toujours été ma passion. Le hic, c’est que je manquais de confiance en moi. Après le divorce de mes parents, j’ai compris qu’il fallait me faire violence. En passant une audition pour l’émission Mickey Mouse Club, je me suis donné les moyens de contrôler mes peurs et mes inhibitions. J’avais douze ans !"  

Aujourd’hui de l’eau à couler sous les ponts… De l’or surtout ?  

"Je n’ai pas à me plaindre de ce côté-là ! Mais l’argent n’est pas le moteur de ma vie. Si j’avais été accro aux dollars, j’aurais travaillé comme col blanc dans une banque du Tennessee. Encore aurait-il fallu que je supporte la cravate…"  

Votre première grosse dépense, c’était quoi ?  

"J’ai déjà commencé par régler mes notes de téléphone. Astronomiques ! Il faut dire que j’appelais la terre entière et à n’importe quelle heure. Surtout ma mère !"

Ben Affleck joue un bad boy à vos côtés dans Players, ce qui n’est pas banal. Comment avez-vous réagi quand vous avez su qu’il serait le nouveau Batman ?  

"Je n’ai pas envie de commenter ça ! La seule chose que je peux vous dire, c’est que Ben est un gars merveilleux et super-intelligent. Travailler avec lui m’a appris beaucoup de choses !"  

Mais pensez-vous qu’il fera un bon Batman ?  

"Je pense qu’il sera excellent. Encore une fois, c’est un mec brillant. Il va apporter un plus incontestable au personnage. J’ajoute que c’est un classique désormais de juger un film ou un acteur avant même que le film ait été montré ou mieux encore… tourné !"  

Vos fans - essentiellement des jeunes filles en fleurs - trouvent que vous avez le plus beau corps du monde. Vous gérez ça comment ?  

"La plupart sont des filles cool. Mais d’autres me font vraiment peur. Certaines seraient prêtes à faire des conneries rien que pour me toucher. J’ai, un soir, vu sortir du placard de ma chambre d’hôtel une fille complètement frappée qui n’avait qu’un but : me parler ! Elle avait réussi à connaître mon numéro de chambre et m’avait avoué avoir passé 24 heures dans ce placard ! Hallucinant non ? Et n’allez pas croire que ce sont toujours des ados. Leurs mamans font aussi parties du fan-club !" (rires) 

Vous estimez à quel pourcentage les choses vraies que l’on colporte sur vous dans la presse ?  

"10 % à tout casser. Le reste, c’est de falsification. De la broderie !"