Paris, musée des Arts forains. Décor féerique, un peu burlesque. Une centaine de journalistes pourtant soigneusement triés (c’est, du moins, ce qu’on aime à penser et ce qu’on a laissé croire à l’artiste) patientent au milieu de chevaux de bois. Soudain, moulée - plus, ce serait incommodant - dans une somptueuse robe de haute couture (elle revient du défilé Chanel), elle apparaît. Cheveux dégageant joliment son visage, la silhouette parfaite, Katy Perry se tient élégamment face à l’assemblée. Elle sourit franchement, balayant là tout effet de mystère que sa déjà légende - et son entourage - pourrait entretenir. Elle a du cran (entre autres choses) quand même cette fille !, se dit-on alors. À se tenir là, face à une horde de rapaces (la presse, quoi…) prêts à déchiqueter couplets et refrains des 13 chansons qu’elle s’apprête alors à nous présenter. Et à commenter sincèrement mais succinctement.

L’album s’appelle Prism et il ne sera disponible qu’à partir du 21 octobre. Roar, son premier extrait, constitue, nous rappelle-t-on comme si des introductions avec le phénomène Perry étaient encore nécessaires, le plus gros démarrage à l’international d’un single en 2013. Et pan dans les dents des Little Monsters (puisqu’une guerre sans merci pour une place de leader se joue depuis quelques semaines entre Lady Gaga et la gracieuse brune). 1-0 pour les fans de la Katy. Et bientôt… 2-0 (tant qu’on n’a pas entendu l’album de Gaga).

Alors, non, Katy Perry n’a pas tenté de faire le buzz en confiant, il y a quelques jours, ses envies suicidaires post-divorce (d’avec Russell Brand). Ce mal-être, elle l’a réellement ressenti et l’a joliment couché sur papier. Mis en musique, By the Grace of God est "la chanson la plus honnête de l’album". Enfin pas vraiment… Plutôt celle où Katy se montre "la plus vulnérable", rectifie-t-elle auprès de l’assemblée parisienne. Elle était en effet à l’époque "au plus bas". Elle s’est "regardée dans un miroir", entend-on dans la chanson, et "a décidé de rester" (en vie). Ouf pour nous. Mais Katy ne se morfond pas pour autant. Son Prism est bien plus large que ça. Très dansant même. À l’instar du disco Walking on air (extrait révélé mais par pour autant futur single, précise-t-elle) et de l’urbain Dark Horse, featuring Juicy J. Qui n’est pas sans rappeler, dans l’art et la manière, le titre E.T. de son précédent album.

Plus de détails, à l’approche du 21 octobre…