Jusqu’à dimanche, les décibels vont déferler sur la plaine de Dessel qui accueille à nouveau le gratin du metal.

Toutes les belles histoires ont une fin. Un an jour pour jour après Ozzy Osbourne, ce sera au tour du mythique groupe Kiss de faire ses adieux à l’occasion de son passage en tête d’affiche du Graspop dimanche. De la formation originelle créée en 1973, il ne reste plus que le chanteur-guitariste Paul Stanley et le bassiste-chanteur Gene Simmons. Ils sont restés à bord du navire Kiss pendant ces 46 longues années. Les musiciens maquillés qui se sont fait connaître à travers le monde entier grâce à leur mega-tube "I Was Made for Lovin’ You" seront accompagnés du soliste Tommy Thayer (ex-Guns’N Roses) et du batteur Eric Singer qui ont respectivement remplacé Ace Frehley et Peter Criss.

Le festival de metal qui débute aujourd’hui sera ponctué par la prestation des musiciens aux grimages instantanément reconnaissables. Les quatre gaillards ont décidé de sortir le grand jeu pour faire de cette tournée d’adieu, un événement particulier. Effets pyrotechniques, plate-forme volante, strass et paillettes seront au rendez-vous de cette grande fête du metal.

L’histoire du groupe a été parfaitement orchestrée par Paul et Gene qui se seront avérés d’aussi bons musiciens que de parfaits businessmen. Kiss a été un des plus gros vendeurs de l’histoire du rock avec plusieurs millions d’albums vendus à travers le monde. La formation a récolté plusieurs dizaines de disques d’or et de platine au cours de sa carrière. Son histoire a été émaillée par différentes aventures mercantiles (la disparition des maquillages, la vente de produits dérivés, de vins…) et humaines (les disparitions d’Eric Carr et de Mark St. John) particulières.

Lors de la tournée américaine, Kiss aura interprété le meilleur de son répertoire pendant plus de deux heures. Les fans peuvent donc s’attendre à une pluie de titres éprouvés dans le monde entier.

Reste désormais à savoir s’il s’agira bien de la der de der ; les Scorpions ayant notamment déjà fait de pareilles déclarations avant de renier rapidement leurs paroles…

D’autres monstres sacrés des riffs lourds seront aussi de la partie puisque Whitesnake, Slayer, Glenn Hughes assommeront également les planches de la scène de Dessel. Et Kiss n’aura pas, à lui seul, l’apanage du maquillage puisque Slipknot sera aussi en tête d’affiche pour la journée du samedi.

Les retardataires n’auront, à nouveau, plus voix au chapitre puisque le festival affiche d’ores et déjà complet pour ces trois journées métalliques qui verront défiler, chaque jour, plus de 50 000 festivaliers. Et parmi eux, la Kiss Army sera, sans doute, bien représentée.


Clap 4e reprise pour Kiss

Kiss célébrera donc sa 4e apparition à l’occasion de son (ultime ?) venue dans la banlieue anversoise. Les musiciens américains ont effectivement déjà déployé leurs riffs au Graspop en 2008, 2010 et 2015 avant de ponctuer la 24e édition du festival ce dimanche. Il y aura d’autres habitués puisque Slipknot (5), Whitesnake (4) et, surtout, Slayer (8), présent dès la 1re édition en 1996, se tailleront aussi la part du lion.

Malgré ces répétitions, la notoriété du festival n’a cessé de croître puisque pour la deuxième fois consécutive, il se produira à guichets fermés. La recette ? Beaucoup de simplicité, les sessions d’autographes des artistes et une politique de prix à nulle autre pareille si on la compare aux grosses machines que sont Rock Werchter ou autre Pukkelpop. Et puis il est bien connu que les fans de metal sont parmi les plus fidèles. Ce qui explique aussi la longévité de telles formations…

Au rang des curiosités, on pointera les présences des Stone Temple Pilots et de Discharge ainsi que de Slash dont on attend une belle revanche après la prestation poussive de ses ex-compères des Guns N’ Roses l’an dernier. Du beau monde, on vous dit…