Dimanche, le petit protégé de David Guetta, Kungs, foulera la Main Stage du Summerfestival à Anvers.

"Être son protégé est clairement un avantage", confie le jeune DJ français Kungs (Valentin Brunel de son vrai nom) dont le premier album, Layers, était une réussite, une tuerie, même. "David Guetta m’a fait découvrir des scènes immenses ! C’est très formateur de jouer devant plusieurs milliers de personnes très tôt. Ça m’a appris à gérer mon stress, même si on a toujours une petite appréhension juste avant de monter sur scène ! Au sujet des collaborations, ce n’est pas encore d’actualité avec lui, mais pourquoi pas."

Âgé d’à peine 20 ans, le DJ - qui vient déjà de faire son premier Olympia ! - fait beaucoup parler de lui depuis la sortie de son tube This Girl. "Avant le succès, ma vie ressemblait à celle d’un étudiant lambda dans mon petit appartement à Aix-en-Provence, sourit-il. C’est-à-dire que je passais mes samedis soirs avec les copains, quelques parties de Playstation de temps en temps et aussi pas mal de ski. C’était et c’est d’ailleurs toujours mon sport favori !"

Avec cette notoriété fulgurante, ne craignez-vous pas que tout s’arrête du jour au lendemain ?

"C’est vrai que le succès est arrivé très vite pour moi. Après This Girl , j’avais beaucoup de pression sur les épaules car je savais que les gens allaient m’attendre au tournant. Afin de ne pas les décevoir et ne pas voir ma carrière s’arrêter du jour au lendemain, j’ai continué à produire de la musique sans relâche pendant quelques mois. En même temps, j’avais et j’ai encore tellement de choses à raconter musicalement que c’est toujours un vrai plaisir de travailler sur de nouveaux sons."

La Belgique est-elle une scène musicale qui vous inspire ?

"C’est un pays très important pour le rayonnement de la musique électronique dans le monde. En effet, en plus d’être le berceau du plus grand festival de musique électronique du monde, c’est sans doute un des pays où il y a le plus de festivals proportionnellement à la taille du territoire ! Artistiquement parlant, j’ai parfois un peu de mal avec le côté très EDM de certains artistes, mais à côté de ça, j’aime beaucoup ce que fait mon pote Lost Frequencies, par exemple. On a presque commencé la production ensemble et je sais qu’il fait aujourd’hui la fierté de votre pays."

Quels sont les ingrédients d’un tube de l’été selon vous ?

"Je pense qu’il n’y a pas de recette miracle ! De mon côté, j’aime allier le côté groovy avec un côté plus électronique dans les drops . L’idée, c’est de faire à la fois danser les gens et aussi de les faire sauter. De nos jours, la musique électronique est encore beaucoup concentrée sur le fait de faire sauter les gens mais pas assez de les faire danser, à mon goût."

Ce milieu a la réputation de véhiculer une image de drogue, d’alcool et de fiesta à gogo, surtout chez les jeunes. Est-ce facile d’y résister ?

"Vu que je suis toujours plus ou moins dans un environnement festif, les tentations sont bien présentes, en effet. Après, je sais que pour durer sur le long terme, il faut rester au maximum à l’écart de tout ça et avoir un rythme de vie le plus sain possible. Je ne touche donc pas à ce genre de choses. David Guetta est un exemple à ce niveau. En tout cas, c’est le mien ! Je bois principalement de l’eau et essaye d’aller régulièrement à la salle de sport pendant mes tournées."

Pensez-vous que votre côté beau gosse peut devenir un atout ou un inconvénient dans le milieu ?

"Déjà, merci (rires) ! Mais, sincèrement, je préfère me dire que les gens attachent davantage d’importance à la musique plutôt qu’à mon aspect physique. En tout cas, c’est ce que j’espère ! Mais ce serait vous mentir si je vous disais que ça ne marche pas encore mieux avec les filles depuis que je fais ce métier (sourire) !"


En savoir plus

Le Summerfestival

se tiendra ces 1er et 2 juillet, à Anvers (avec un Summercamp du 30 juin au 3 juillet). Infos et réservations : www.summerfestival.be.