Exit, l'un des plus grands festivals de musique d'Europe qui attire en Serbie plusieurs dizaines de milliers de fans, devrait pouvoir se tenir en août du fait de l'amélioration de la situation sanitaire, a annoncé le gouvernement serbe. En raison de la pandémie du nouveau coronavirus, la plus grande incertitude régnait jusque ici sur la tenue de cet événement organisé d'ordinaire à la mi-juillet à Novi Sad, dans le Nord de la Serbie.

Mais jeudi, la Première ministre Ana Brnabic a proposé qu'il se déroule un mois plus tard, une initiative saluée par les organisateurs.

"Nous avons adopté une recommandation pour que le festival bouge sur le mois d'août", a-t-elle déclaré. "Nous attendons à ce que la situation (sanitaire) soit entièrement calme d'ici août".

C'est "une excellente nouvelle", ont réagi vendredi les organisateurs dans un communiqué.

La date exacte reste à déterminer, de même que le format du festival. "Si nécessaire, nous sommes prêts à réduire substantiellement le nombre de visiteurs et nous limiter au public local et régional", ont-ils poursuivi, ajoutant qu'une réunion aurait lieu prochainement sur le sujet.

Exit, dont c'est la vingtième édition, deviendrait ainsi l'un des premiers festivals d'Europe à être autorisé. A l'affiche, David Ghetta, Fatboy Slim, Sepultura...

Dans le monde entier, de nombreux festivals de musique et événements culturels tels que le festival de cinéma de Cannes ont été annulés en raison du coronavirus. En Serbie, le festival de la trompette de Guca a été reporté à octobre, voire à 2021.

En 2019, Exit a attiré 200.000 spectateurs venus de l'ex-Yougoslavie, d'Europe de l'Est mais aussi du Royaume-Uni ou des Pays-Bas.

Manu Chao, The Cure, Faith no More, Beastie Boys, l'ancien chanteur de Led Zeppelin Robert Plant, The Prodigy, Lauren Hill, Wu-Tang Clan figurent parmi ceux qui s'y sont produits.

Le festival fut créé durant les manifestations étudiantes contre le régime de l'ancien dirigeant yougoslave Slobodan Milosevic. Après sa chute en octobre 2000, le festival a continué d'aborder des problèmes culturels, politiques et sociaux toujours présents en Serbie.