De passage au Parc d’Enghien, la chanteuse a mis au point plusieurs dossiers. Exclusif !

Lââm opérait son retour en Belgique ce samedi 19 mars à l’occasion du Festival Midi-Minuit en Wallonie Picarde. Entre le classique et le style gangsta, elle est sortie d’une grande limousine pour ensuite faire, vers 22 h 50, une entrée de star dans une salle d’Enghien pour interpréter quatre titres, parmi lesquels sa reprise de Michel Berger Chanter pour ceux qui sont loin de chez eux . Le seul single de sa carrière numéro 1 à l’automne 1998… seulement chez nous.

"Je le dis sincèrement : j’ai une histoire forte avec votre pays, confie Lââm. À cause de Notre-Dame de Paris et Belle, j’ai toujours été n°2 en France mais pas chez vous. C’est le cœur de l’Europe… et d’ailleurs, Marvin Gaye est venu dans votre pays à la fin de sa vie."

Attablée un petit moment avec nous, elle nous donne également ses impressions sur l’excellent accueil qui lui a été réservé à Enghien : "On m’a placée dans un hôtel où officie l’ancien cuisinier de François Mitterrand !"

Deux nouveaux disques. Musicalement, Lââm avoue avoir tourné la page de son précédent album qui ne verra pas le jour à cause de soucis causés par le producteur. "Je ne vous en parlerai pas car ça m’a heurtée comme jamais. Mais je sors cet été un duo avec un rappeur style Shaggy." Et pour enterrer comme il se doit ce projet avorté, l’artiste sortira, sur deux ans, deux albums.

Le premier rendra hommage aux années 80 tandis que le second sera composé de chansons originales et a déjà son single de lancement : Femme libérée, un titre sur les femmes battues dont Lââm a coécrit les paroles et composé la musique. "Ma voix sera placée a capela sur internet et je lancerai un appel au meilleur remix. Ensuite, j’en choisirai un pour probablement lancer le single en septembre prochain."

Mais Lââm insiste : elle prendra son temps. "J’ai eu beaucoup d’échecs dans ma carrière. C’est un métier difficile où il faut avoir les reins solides. Tout est encore en chantier car, justement, je ne peux pas me permettre de faire n’importe quoi. Mais je ne suis pas la seule artiste des années 90 à me battre pour rester dans ce métier…"

Durer, oui, mais pas à n’importe quel prix, insiste-t-elle. Elle avoue qu’elle réfléchit à une proposition de TF1 pour une émission à venir mais qu’elle a refusé Splash et d’autres choses : "Hors de question que j’aille dans Danse avec les Stars, je ne suis pas danseuse ! Je préfère faire des galas."

Enfin, elle est revenue sur ce qui a fait son actualité ces dernières semaines: son absence lors du spectacle des Enfoirés. "J’avais annoncé mon départ de la troupe sur le réseau Twitter. Je tiens à préciser que je n’ai pas été virée ! J’avais d’abord accepté d’être sur scène et sur le single Liberté, avant de me rétracter pour faire un break. Cela évite les critiques qui affirment que je profite des Enfoirés pour me montrer. Jean-Jacques Goldman m’a tout de même affirmé me garder une place dans les années à venir."