La première de sa longue tournée avait lieu vendredi soir. Et c'était chez nous

BRUXELLES Forest National, vendredi soir, jamais la salle forestoise n'avait été aussi remplie. Les spectateurs étaient debout dans les escaliers qui mènent aux gradins.

Jeunes, âgés, hommes et femmes sont mélangés. Lara Fabian a su conquérir tous les publics. Il est 20 h 30. La scène est complètement plongée dans l'obscurité. Les fans terminent d'envahir la salle quand quelques bougies posées sur un piano s'allument et là le public se laisse aller à exprimer sa joie de façon assourdissante.

On s'attend à une première partie, un artiste que l'on pourrait découvrir tout comme Serge Lama lui a offert, il y a quelques années déjà, de monter pour la première fois sur la scène de Forest. Mais non, c'est immédiatement elle que l'on voit en haut des escaliers installés sur la scène.

Lara descend les marches telle une star de cinéma, et s'arrête à mi-chemin acclamée par la foule. Ce doit être un moment vraiment particulier d'être là, debout sur une scène, face à des milliers de spectateurs qui sont venus pour vous. Et à entendre certains accents, ils devaient venir de loin. Sentir ces milliers de paires d'yeux braqués sur vous... Ce doit être bon pour l'ego tout ça.

Lara Fabian poursuit sa descente et s'installe au piano. Elle joue quelques notes avant d'entonner Immortelle. `Juste un piano et une voix, comme au début, lorsque tout a commencé´.

Lara parle au public, elle communique beaucoup, elle se laisse aller à lui dire qu'elle l'aime, qu'elle est contente de le retrouver et que `tout ce chemin parcouru, a fait qu'un jour nous sommes tombés amoureux l'un de l'autre´.

Elle présente alors ses musiciens qui arrivent sur scène et, ensemble, se lancent dans quelques morceaux issus de son premier album Tout, Hallelujah. Puis la chanteuse entame aimer déjà. La salle replonge dans le noir, les notes du début de La différence ont données et la scène s'éclaire. Lara Fabian, elle, a disparu. Soudain la salle se met à hurler et on voit la chanteuse au milieu de la salle entourée de gardes du corps bien musclés. Elle marche le long de l'arc de cercle qui caractérise la salle et se prête aux jeux des effleurements de mains moites d'émotion. Le public n'en revient pas.

Elle enchaînera ensuite, sur scène à nouveau, avec Rio et Tango. Une chose est sûre, Lara connaît par coeur les techniques de séduction. Assise à califourchon sur une chaise, dos au public, elle se laisse aller à quelques déhanchements plutôt sensuels.

Elle partagera son public avec son Rick Allison, mais juste le temps d'une chanson, puis reprendra puisque tu pars, Humana, je t'aime, silence et Adaggio qu'elle dédiera à un ami auquel elle souhaite een gelukkig verjaardag. Et oui, Lara ne se contente pas de chanter en anglais, mais parle aussi le néerlandais.

Elle chantera encore deux de ses tubes I will love again et j'y crois encore avant de quitter la salle.

Bien sûr, son public n'allait pas la laisser partir comme ça. Quelques petits coups de Lara! Lara! Lara! Lara! Et elle revient sur scène avec ses musiciens pour interpréter Immortelle, mais cette fois en version plus musicale.

Elle s'en va à nouveau et aux acclamations du public, nous revient une nouvelle fois en annonçant qu'elle va interpréter une chanson juste pour nous, parce que ce soir c'est le début de sa tournée et qu'on lui a manqué. `Je vous ai dit que je vous aimais, je vous ai chanté plein de chansons, mais je ne vous ai pas encore dit que vous m'aviez manqué´.