Pigalle à Forest National. Mercredi soir, les girls ont brillé par leur plastique et leurs déhanchés

BRUXELLES "T'aimerais bien que ta copine soit aussi chaude que moi ?" Ce refrain est certainement le plus provocateur de la musique pop de ces dernières années. On le doit aux Pussycat Doll's, un groupe de six nanas dont le premier single Don't cha a fait le tour de la planète.

La recette du succès de ce girls band qui anéantit sur place la légende des Spice Girls n'est pas faite que de bons sons composés par des Will. i. am, Scott Storch et autres Timbaland. Depuis un an, aucun mec normalement constitué n'a pu échapper à leur plastique irréprochable, exploitée et surexploitée dans des clips toujours plus brûlants les uns que les autres. Il va sans dire que leur venue sur une scène belge devenait un immanquable. C'est bien simple : un mois avant le concert qu'elles ont donné ce mercredi soir à Forest National, toutes les places avaient été écoulées. Quelles surprises allaient donc nous réserver Nicole, Karmit, Jessica, Ashley, Kimberly et Melody ?

Des hits en veux-tu en voilà, des millions de disques vendus, une tournée sold-out, des fans en délire et au final un piètre décor. Les girls ont livré une prestation devant une simple structure métallique froide sans habillage, ni musiciens.

Aucun décor, mais bien des corps qui ont fait tourner bien des têtes jusqu'à celle du réalisateur du concert. S'attardant longuement sur les formes, il a souvent oublié de zoomer sur l'essentiel : Nicole Scherzinger qui chante. Adoubée par P. Diddy, Nicole, le porte-drapeau du groupe, aux origines haïtienne, russe et philippine, est plus que probablement la future égérie de la planète r'n'b américaine et Beyonce va bientôt devoir céder son trône. Une voix comme celles des toutes grandes et une agilité phénoménale.

Et les autres ? De parfaites danseuses qui ont fait leurs classes dans une troupe de cabaret qui avait ses quartiers au Viper Room, la boîte de Johnny Depp. Leurs spectacles (copies de la troupe originelle créée en 1995 par Robin Antin) attirent tout le show-biz californien jusqu'à ce qu'en 2005 elles se fassent signer chez Interscope. Le début de la notoriété planétaire.

Sur scène, il est resté aux filles pas mal de leurs premiers acquis. Grands écarts, cheveux tournoyants, paillettes et strass rose bonbon ont donné à Forest National un côté très Pigalle lors des reprises jazzy de Fever et Hot Stuff. Mais le gros du show, fort peu spectaculaire en fin de compte, a surtout fait la part belle aux plages de l'album PCD, Buttons, Stickwithu, Beep et bien sûr Don't cha.

Il faut aussi admettre que la jolie Rihanna n'avait pas non plus placé la barre très haut en première partie. Une pâle copie de Beyonce dont le futur mari, Jay-Z, n'est autre que le producteur de la jeune chanteuse.



© La Dernière Heure 2006