On lui prédit déjà le record du meilleur démarrage dans les ventes pour une artiste féminine. "25", le troisième album d’Adele, sort aujourd’hui dans le monde entier.

Et hormis quelques fuites ces dernières heures sur Internet, l’opus le plus attendu de l’année sera resté un secret bien gardé.

Rivalisera-t-il en qualité avec son prédécesseur, "21", album le plus vendu du 21e siècle ? La réponse est oui. Et non. Ce "25" est presque parfait. Construit sur la voie de "21", avec 4 ans de maturité en plus. "Hello" est un tube planétaire dans lequel la voix d’Adele ne s’est jamais montrée si puissante.

Même agréable constat pour l’ensemble de l’album. Quelques ballades piano-voix, un peu de violon, quelques rythmes plus entraînants ("Send my love") et des inspirations forcément gospel ("River Lea") et soul. Il ne manque finalement qu’une chose : l’effet de surprise rencontré avec "21".

Qu’on en fasse notre deuil, on ne le retrouvera plus. Adele est devenue l’artiste féminine contemporaine peut-être la plus populaire. Elle a touché le cœur du public en même temps qu’elle a imposé son style.

Pourquoi changer une formule gagnante ? À la première écoute, on discerne déjà parmi ces 11 titres ceux qui feront de "25" un album à tubes (le déchirant "I Miss You").

Et même si la Londonienne de 27 ans, désormais maman, aime dire que son précédent album était celui d’une "rupture", qu’elle est désormais tournée vers l’avenir et reconstruite, sa plume d’auteur - ajoutez à cela une voix écorchée, sublime ! -, elle est toujours guidée par une forme de mélancolie ("Love in the dark") et de déchirement.

Adele met son âme à nu et chante comme elle respire. C’est beau, élégant, inspiré ("Sweetest Devotion", en final). "25" emprunte la voie de "21"… Et c’est tant mieux, car nos oreilles en redemandent.

Cet album s’écoute "25" fois d’affilée, au moins…


"25" d’Adele sort aujourd’hui chez XL Recordings