Le festival situé à Lommel n’a pas ouvert ses portes.

Il y a quelques mois, un tout nouveau festival à l’affiche incroyable annonçait sa venue à Lommel (Limbourg), ce dernier week-end de juin. Inconnu au bataillon, il conviait les plus grandes stars américaines du rap comme Cardi B, A$ASP Rocky ou Migos, laissant le milieu de la musique et une partie du public sceptiques quant à sa crédibilité. Ce vendredi après-midi, la réponse est tombée : VestiVille a purement et simplement été annulé, alors même que mille cinq cents personnes faisaient la queue devant les grilles du festival pour y pénétrer.

Le rappeur A$AP Rocky, tête d’affiche du jour, a publié un communiqué indiquant que les infrastructures existantes ne lui permettaient pas de livrer le show attendu. Quelques minutes plus tard, l’organisation elle-même indiquait que le bourgmestre de Lommel, Bob Nijs (CD&V) avait interdit au festival d’ouvrir ses portes, évoquant des raisons de sécurité pour les artistes et le public.

Contacté par La Libre, il y a quelques jours, l’organisateur du festival, Ty Ravuth jurait les grands dieux que son festival n’était “pas une arnaque”, que trois éditions s’étaient déjà tenues à Amsterdam, et que les artistes annoncés seraient bien présents. Selon Het Belang Van Limburg, il semblerait toutefois que de fausses preuves de paiement aient été envoyées aux fournisseurs de Vestiville, et qu’une enquête ait été ouverte par la banque néerlandaise ABN Amro.

Les doutes – qui se sont donc révélés fondés – autour du festival ont toujours empêché les ventes de décoller. Le plaçant sans doute d’emblée, dans une situation financière compliquée. L’amateurisme des organisateurs aurait également été pointé lors des précédentes éditions du festival, organisé à Amsterdam sous le nom de VestiVal. L’organisation a indiqué vendredi que les détenteurs de billets seraient remboursés, mais il faudrait encore que leur situation financière le permette, et aucune mention n’est faite concernant le remboursement éventuel des bungalows loués sur place. Tout cela rappelle sérieusement le cas du Fyre Festival américain, une arnaque dont l’organisateur est aujourd’hui en prison.