Musique Après un peu plus de six ans et un passage par Brooklyn, les Bruxellois reviennent gonflés à bloc avec Temperplane, un troisième album très réussi. Rencontre avec Jean Waterlot (chant et claviers) et Gabriel Reding (basse). Montevideo Temperplane (Tigersushi)

Depuis 2006, date de sortie de leur 1er album, Montevideo a acquis plusieurs réputations. D’une part, le groupe bruxellois est reconnu comme une valeur sûre en matière de dance-rock belge. D’autre part, on sait à présent que ses membres aiment prendre leur temps pour peaufiner chacun de leurs disques, censés marquer à chaque fois une nouvelle mue, une nouvelle direction, sans jamais renier leurs racines dansantes et sophistiquées. Cette fois, c’est près de sept ans qui séparent leur dernier Personal Space et ce Temperplane. Mais pourquoi diable une telle attente ? !

Jean Waterlot : "Ça a été très compliqué pour nous après la sortie de notre deuxième album. En fait, notre maison de disques (EMI à l’époque, rachetée par Universal en 2012, NdlR) s’est euh… volatilisée. Mais ça nous a permis de retrouver une certaine liberté de penser, pour ne pas citer l’autre."

Vous revenez avec un disque bardé de nouvelles sonorités. Vous trouvez ça facile de se réinventer à chaque fois ?

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