Avec son nouvel album Ce soir on sort…, le Patrick Bruel nouveau est arrivé. Et nous vous en offrons l'écoute libre, sur notre pop-up webradio !

Alors, on sort ce soir ? Tel est le credo qui transpire sur les quinze titres du tout nouveau disque de Patrick Bruel, qui sort aujourd’hui dans les bacs. Un événement que La DH souhaite fêter dignement : DH Radio vous propose d’écouter l’album en intégralité dès 8 h du matin ce vendredi. Non pas sur son antenne FM mais via une webradio pop-up, autrement dit éphémère, entièrement dédiée à Ce soir on sort. Le disque de Patrick Bruel y tournera en boucle toute la journée. Pour accéder à cette webradio, il suffit de télécharger la toute nouvelle appli DH Radio disponible gratuitement tant sur l’Appstore d’Apple (pour les appareils iOS) que sur Google Play (pour les devices Android). Une fois installée, l’appli vous donnera accès à la webradio où vous pourrez écouter Ce soir on sort en version HD, mais aussi les multiples autres webradios thématiques mises en place par DH Radio.

15 titres qui font mouche

Vianney, qui signe trois collaborations, a lui aussi su scanner le Patrick Bruel d’aujourd’hui. À 59 ans, l’artiste qui venait de chanter des reprises de Barbara est sorti de sa zone de confort avec un album à la fois clin d’œil à ses précédents opus mais aussi et surtout avec un poignant regard tourné vers l’horizon. Ou quand le nouveau Bruel est arrivé - en se dévoilant comme jamais grâce aux textes de Pierre Lapointe - tout en restant fidèle à lui-même. Voici donc en détail, titre par titre, à quoi ressemble Ce soir on sort six ans après son dernier disque.

1. Tout recommencer. Ce titre, en collaboration avec le ukulélé de Vianney, a tout pour plaire. Une chanson d’amour pour un tube aussi punchy dans le son que dans les textes. "À ma place, qu’est-ce que tu ferais que je ne ferais pas ?/ Je me sens nu même tout habillé/Tu te retournes et moi je disparais."

2. Rue Mouffetard. Une grande voix plus éraillée qu’à l’habitude… mais un charisme vocal toujours intact. Cette nouvelle collaboration avec Vianney flirte entre la ballade et le road trip amoureux. Ou quand Bruel se dévoile en amoureux, en homme qui a souffert mais qui a aussi fait souffrir des femmes. "Et parce qu’on se croit génial, un beau jour on met les voiles, pour embrasser que dalle."

3. Qu’est-ce qu’on fait. Typiquement le morceau qui ne lui ressemble pas trop dans la forme (des sonorités urbaines inhabituelles) mais bien dans le fond. À savoir cette joie unique partagée après une victoire mondiale au football dans un pays pris dans ses propres filets de l’union nationale. "Qu’est-ce qu’on fait de tout ça ? De ce monde qui avance ? De cette France en couleur et ses promesses de bonheur ?"

4. Arrête de sourire. Sur un rythme parfois électro, Patrick Bruel y évoque ses doutes constants et le fait que "tu as fait de moi un homme jaloux". "Tous ces secrets cachés en nous, ces regrets inassouvis" ou encore "T’as pas choisi ta mère, ton père, ni ton nom, ni ta gueule". Tout un programme artistique voire conjugal.

5. J’ai croisé ton fils. Sans conteste le titre (qui rappelle "Rendez-vous dans 10 ans") qui en fera tomber plus d’un(e) en larmes… Alors qu’on pense qu’il y parle de la souffrance d’un ami au départ, Bruel chante en fait ici l’absence volontaire de son père. Et la relation compliquée qu’il a entretenue avec celui qui a quitté le domicile familial alors qu’il n’avait que 1 an. "Il ne demande rien, simplement si tu existes." Poignant !

6. On se plaît. Un son enjoué bien de notre époque pour chanter le vivre-ensemble. Et qui évoque inévitablement son côté charmeur avec la rencontre d’une fille dans un bar. "On se plaît, qu’est-ce qu’on fait ?/ Claque des doigts et je disparais."

7. Stand up. Non Bruel ne se lance pas dans le one man show. Mais ce titre, que l’on imagine bien en concert (voire en stade) fera bouger ses fans dans la salle et… il n’est pas exclu qu’on le surprenne lui aussi à se déhancher pour la première fois dans ses concerts avec ces rythmes crescendo endiablés. "Lève-toi, où que tu sois !"

8. Louise. On passe dans un morceau plus sombre et psychédélique. Celui d’un portrait sidérant d’une fille en proie aux tentations macabres de la mythologie de ces baleines bleues capables de se suicider en s’échouant sur les plages. Et une critique ciblée des comportements ados sur les réseaux sociaux. "Tu vaux mieux qu’une marionnette qu’on jette ou qu’on like."

9. Héros. Sur une superbe orchestration du Symphonique de Budapest, voici un bel hommage à tous ceux qui se sont battus dans l’ombre pour la France. Sorte de "valse de l’espoir" ou fresque musical de film, ces héros ordinaires sont ceux "qui ont gagné sans l’avoir su".

10. Ce soir on sort. Ou la chanson qui donne le titre de ce neuvième album de Patrick Bruel. Ce soir on sort ou la vie contre l’obscurantisme. Une ballade écrite après les attentats de 2015. Un hymne à la France fière de se chanter à nouveau. "Ce soir on va pleurer/Ensemble, on va grandir/Ne pas céder à la haine/Tout espérer."

11. Pas eu le temps. Composé par Felix Gray ("Café des Délices"), ce morceau fanfaronnant montre sa volonté une fois de plus de chanter le vivre-ensemble. "Où sont passés mes 20 ans ?/ Le temps passe et me précipite vers un homme que je ne veux pas être. Ou quand Bruel défie toutes les tentatives de jeunisme.

12. L’amour est un fantôme. Dans la même veine qu’"Arrête de sourire", l’amoureux évoque ses souffrances intimes. "L’amour est un fantôme qu’il faut dompter/Toi aussi tu as cherché ailleurs." Ou encore ces phrases lourdes de sens. "Si l’erreur est humaine, pardonne-moi d’être parti loin pour trouver ma vérité/C’est l’amour qui me dicte de mourir dans tes bras."

13. Mon repère. Plus sensible que jamais, Bruel chante son monde à l’envers. Un message d’amitié à son ami parti trop tôt, l’universitaire Guy Carcassonne. Préparez aussi les mouchoirs.

14. Je suis fait pour elle. Sorte d’autoportrait de l’artiste, un peu trop rose bonbon mais qui reste assez troublant. "Je suis fais de chair, je suis fait de sang/Je suis fait de peines, de chansons dans le vent/Je suis fait de verres polis par le temps." Ou encore "Je suis fait de rock/Cœur de pierre seulement/Je suis fait pour elle, pour l’aimer seulement/Je suis un homme simple quand je défais le fil qui me lie aux gens."

15. On partira. Ou quand Vianney scanne une dernière fois Patrick Bruel. Effet miroir de deux chanteurs qui connaissent la chanson. Une ballade triste d’un "enfant défendant sa maman". "17 ans et je ne sais pas trop qui a détruit ma ville/On partira loin/Il y a des guerres qu’on ne guérit pas/On partira vers le blanc, mais y a-t-il une main vers demain ?"

En tout cas, le Bruel de demain est bel et bien arrivé.