Légende des Beatles: le livre-évenement

Musique

Luc Lorfèvre

Publié le

Sortie mondiale de l’anthologie des Fab Four ce jeudi 5 octobre

BRUXELLES Trois kilos. 1.200 photos, dont la majorité inédites. 368 pages pour un prix se situant aux alentours de 2.150 francs belges (53,36 €).
C’est ce jeudi 5 octobre que sortira dans le monde entier le best seller de l’année: The Beatles, anthology. Pour l’édition française, c’est la maison Seuil qui a raflé la mise. Le livre, traduit de l’anglais par le critique rock Philippe Paringaux, a été tiré à plus de 100.000 exemplaires, rien que pour le marché francophone. Comme nous l’expliquons ci-dessous, la firme Apple, initiatrice du projet espère en écouler 20 millions d’exemplaires dans le monde. Oui, 20 millions…
Certes, il existe déjà des bibliothèques entières consacrées aux Fab Four. Paul Mc Cartney (Many years from now), George Harrison (I me mine) ont déjà sorti leur propre autobiographie alors que les quatre Beatles avaient collaboré à la rédaction d’un ouvrage rédigé par H. Davies en 1968.
L’originalité de ce livre est de rassembler anciens et nouveaux témoignages des Beatles qui interviennent quasiment à chaque page du livre. Un discours direct qui est aussi placé sous le signe du recul. Paul, George et Ringo ont, en effet, accordé plusieurs entretiens au cours des ces six dernières années pour compléter cette anthologie.

Pour le fan, comme pour l’amateur d’histoire (car les Beatles, qu’on aime ou non leur musique, font partie de l’histoire), The Beatles, anthology se lit comme un roman. Mais un roman sans scoop. Tout ce qui est rapporté ici est déjà connu. Certains épisodes moins que d’autres. Certains plus exagérés aussi. Comme la fameuse anecdote selon laquelle les Beatles auraient fumé un joint dans les toilettes de Buckingham Palace, juste avant d’être décorés par la reine d’Angleterre. George, Paul et Ringo sont cette fois formels: le joint n’était qu’une banale cigarette.

Sans toutefois atteindre les excès de leurs frères ennemis, les Rolling Stones, la carrière des Beatles, telle que retracée avec minutie dans cet ouvrage, est conforme au triangle sexe, drogue et rock and roll. On y trouve aussi des considérations plus humaines: les relations souvent tendues en studio, la jalousie des autres (Elvis notamment), le début de la fin avec l’arrivée de Yoko, la difficulté à gérer l’après-Beatles, ainsi que des portraits peu flatteurs de Lennon qui, à en croire ses comparses, était loin de suivre, dans sa vie privée, les préceptes du pacifisme qu’il enseignait dans ses chansons.

Finalement, le grand mérite de Beatle, the anthology est de nous persuader, tout en nous la faisant vivre de l’intérieur, que l’existence d’un groupe rock, aussi illustre soit-il, n’est pas balisée que de moments heureux. Comme nos propres vies après tout…

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