Emmené par un Robert Smith très inspiré, le groupe anglais a offert un concert exceptionnelà Forest National

BRUXELLES L'événement était peu banal. Le groupe The Cure avait, dans un premier temps, annoncé qu'il donnait trois concerts exceptionnels en Allemagne (Hambourg ce samedi, Berlin lundi et mardi prochains) dans le but de capturer sur un DVD l'interprétation live de trois de leurs meilleurs disques: Pornography, Disintegration, Bloodflowers. Ces trois shows ont été sold-out en quelques heures seulement. Du coup, Robert Smith a décidé d'ajouter une quatrième date, sorte de répétition générale, à Forest National.

Autant dire que les fans se sont rués sur les tickets. Les anciens, les plus jeunes, les clones de Robert Smith, beaucoup de Belges bien sûr mais aussi des Hollandais, des Français, des Allemands et des Anglais...

Pour être honnête, on a craint le pire en début de set lorsque le groupe a attaqué One hundred years, premier morceau de l'album Pornography, oeuvre majeure de Cure, enregistré voici exactement vingt ans. Le son était approximatif, l'écran placé derrière la scène cafouillait et les musiciens avaient du mal à trouver leurs marques. Fort heureusement, cette impression s'est vite dissipée. Lorsqu'il est sorti en 1982, cet album était qualifié de cold wave en réaction à la new wave qui cartonnait dans les charts à cette époque. Le terme convient toujours pour décrire cette poignée de compositions aux textes sombres et musicalement dominées par une basse caverneuse et des guitares bourrées d'effets. La réinterprétation de ces titres (notamment Hanging garden, A strange day ou encore le bien nommé Cold) a suscité de bien belles émotions.

A l'applaudimètre, c'est pourtant le deuxième volet de cette trilogie qui a remporté le plus de succès. Soit l'album Disintegration, datant de 1989, avec les tubes Fascination street, Pictures of you ou encore Love song. C'est aussi durant cette seconde partie, la plus longue de ce concert de quatre heures (!), que le groupe s'est volontiers écarté des versions originales en apportant de nouveaux arrangements.

Enfin, après une nouvelle pause de dix minutes, The Cure s'est lancé dans le parcours, plus inégal, de Bloodflowers, dernier disque studio en date d'un groupe qui, après autant d'années, a le rare bonheur de pouvoir compter sur un public d'irréductibles.

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