Stromae occupe depuis quelques temps maintenant les devants de la scène. En Belgique et ailleurs, l'artiste connaît un succès grandissant. Ses tubes ont même un retentissement outre-Atlantique, où le New York Times vient de dresser un portrait flatteur du chanteur.

Dans un article paru lundi et intitulé "Stromae: Disillusion, With a Dance Beat" (Stromae: désenchantement, avec un rythme de dance), le journaliste américain Scott Sayare ne tarit pas d'éloges envers notre artiste. Il qualifie ainsi sa musique d'"enjouée mais presque toujours entrecoupée d’une tension plus sombre, le reflet d’une désillusion et d’une agitation qui ont supplanté l’assurance qu’avait l’ancienne génération européenne".

Un style musical qui donne à Stromae son caractère si particulier. "C'est l'un des rares musiciens contemporains à évoquer si directement la morosité ambiante. Et il le fait avec un éclectisme qui lui vaut les louanges de la critique", affirme le journaliste américain.

Un look androgyne

"Avec sa peau beige et ses yeux gris-vert, il pourrait être arabe, touareg ou d'un autre métissage. Il a un physique de sauteur en hauteur, avec ses épaules voûtées et ses membres désarticulés", ajoute encore Scott Sayare. Pour le journaliste américain, Stromae donne une apparence "vaguement androgyne".

Alors que le premier tube de Stromae avait déjà touché les USA - le roi du hip hop Kanye West avait été jusqu'à remixer Alors on danse -, son dernier album "Racine carrée" pourrait bien également susciter l'intérêt des Américains. Le New York Times est en tout cas déjà tombé sous le charme...