Un an après leur premier album, Les Frero Delavega reviennent avec l’introspectif Des ombres et des lumières.

Plus d’une année s’est écoulée depuis leur participation à The Voice (ils ont été éliminés en quarts de finale de la saison 3), tremplin efficace qui les a propulsés au sommet des hits parades. 

Aujourd’hui, les Frero Delavega en sont à leur deuxième album, Des ombres et des lumières (sorti le 27 novembre dernier), un disque "plus intime” que le précédent… “On a utilisé les mêmes ingrédients en les plaçant différemment avec plus ou moins d’intensité”, explique Florian Garcia. 

“Les paroles et les thèmes sont plus profonds et la musique plus recherchée. Il y a une sorte d’introspection. Cet album, c’est nous en plus évolué. Il s’accompagne de plusieurs changements que l’on a remarqués à l’intérieur de nous-mêmes…”

De quels changements parlez-vous ?

Florian: “On s’est vraiment recentré sur nous-même dans cet album. On s’est observé. On voulait mettre en avant le temps qui passe et qui nous montre que, finalement, la vie n’est pas dans le temps mais dans les événements qui se succèdent. On s’est rendu compte que c’était cette vie qui était primordiale. C’est elle qui nous permet de voir le reste avec des yeux plus clairs et une certaine justesse"

Le titre de l'album Des ombres et des lumières fait-il référence au fait que vous soyez, en très peu de temps, passés de l’ombre à la lumière?

Florian: “Chacun a son interprétation. On a voulu englober cette idée d’ombre et de lumière par rapport au succès qu’on a parfois du mal à gérer, à comprendre… Aujourd’hui, la lumière, on l’a sur nous mais intérieurement, il y a eu des avalanches d’ombres…"

Comment s’est passée cette année magique ?

Florian: “Tout s’est passé très vite, même trop vite. Je pense qu’on l’a bien vécu. On aurait pu être perturbés mais on ne s’est pas perdus, on s’est plutôt retrouvés. Avant, on n’était pas nous-même. Cette année nous a permis de le devenir…”

Elle vous a notamment apporté un prix, celui du meilleur groupe de l’année aux NRJ Music Awards…

Jérémy: “… Un prix qui nous a un peu perturbés, on doit l’avouer. On était très contents mais un peu perturbés par l’ambiance. On ne met pas beaucoup d’importance à des prix comme ça… Pour nous, ce genre d’événement, c’est l’occasion de rassembler des gens autour de la musique. On n’avait pas d’attente particulière en y participant, on y allait juste pour chanter. Sur scène, ça s’est vu : on était dans notre univers, on était intouchable. Tout ce qu’il y a eu autour, c’était moins ça… Plus il y a de la lumière et de l’agitation et moins on est à l’aise et on se renferme sur nous-même. Quand on a su qu’on avait gagné, tout est allé très vite. On n’a plus rien compris, tout le monde nous parlait, nous bousculait. On était perdu."

C’est également la première fois que vous vous êtes présentés avec vos compagnes respectives. Pas peur de décevoir votre public féminin?

Jérémy :(rires). On ne va pas se marier avec nos fans. Moi, je vis ma vie comme je l’entends et, jusqu’ici, je suis très heureux."

Florian : “Pour ma part, je ne me suis jamais qualifié comme étant un tombeur. Je ne suis pas dans une recherche de séduction. Je n’y pense pas trop en fait…”

Note: Les Frero Delavega seront en concert le 21 février prochain à l'Ancienne Belgique et le 22 février au Forum de Liège. Réservations sur: www.sherpa.be