Voici tout ce que vous n’avez pas vu à la télé samedi soir, durant le grand show musical live, placé sous haute surveillance.

16h samedi sur la Croisette : les abords du Palais des Fyestivals sont ceinturés. Barrières nadar et détecteurs de métaux sont placés aux quatre coins du site, alors que le tapis rouge, pour l’heure inaccessible, recouvre déjà les célèbres marches. Le public qui restera dehors toute la soirée, et lui aussi astreint à tous les contrôles de sécurité, commence à s’amasser, le plus stratégiquement possible (soit face aux marchés, là où chaque star va sortir de sa limousine). On est à Cannes. Ce n’est pas le plus grand festival de cinéma au monde, mais cette 18e cérémonie des NRJ Music Awards déplace elle aussi les foules. Du coup, vigilance extrême oblige - à un jour de la commémoration des attentats de Paris et 5 mois après ceux de Nice -, les services de sécurité ne laissent rien passer.

Des stars pour redynamiser la ville

Les effectifs sont doublés, nous glisse un agent, et les espaces réservés à la foule sont segmentés afin d’éviter des rassemblements trop importants et ingérables. Plus que jamais, l’accès au tapis rouge est restreint. Seuls quelques privilégiés sont autorisés à le fouler (dont nous). Mais Cannes retrouve enfin des couleurs et le sourire grâce à ces NRJ Music AWARDS qui relancent un peu l’économie de la ville. "Cannes ou Nice, pour les touristes étrangers, c’est la même chose", déplore un concierge d’hôtel.

Il est 20h20 et la quasi-totalité du public est placée dans l’immense salle du Palais des Festivals. Le chauffeur de salle demande aux spectateurs de toujours garder l’ambiance à son paroxysme, même si la soirée s’annonce longue (et non, ce n’est pas une illusion d’optique du petit écran). Contrairement aux images qui défilent sur TF1 montrant la montée des marches vers 21h05 (un peu de retard sur l’horaire prévu), les stars, elles, ont déjà pris place dans leur loge. Elles patientent. Nikos adresse, lui, hors caméra, un dernier mot à la salle, puis s’éclipse sur le tapis rouge pour lancer le grand show télé de l’année.

100 % live

C’est assez rare que pour être souligné : ces 3 heures d’émission ne comporteront aucun faux direct. Tous les artistes se produisent en live sur la scène du Palais des Festivals, avec tout de même 2 minutes de décalage (exigences de prévoyance) par rapport à la diffusion télé. Bruno Mars fait déjà hurler les spectateurs que Nikos n’a pas encore pris l’antenne. Vivre la cérémonie depuis la salle, c’est voir se croiser Chris Martin (Colpdlay) au micro alors que Robbie Williams attend patiemment son tour, un peu plus loin sur la scène. C’est aussi entendre Enrique Iglesias chauffer l’audience avant la prise d’antenne et rapidement comprendre la supercherie quand deux Maître Gim’s s’installent dans un fauteuil, le vrai de dos avec ses lunettes. C’est assister à un grand concert - durant lequel les commentaires de Nikos sont inaudibles - où s’enchaînent les décors et où les artistes rivalisent d’inventivité pour galvaniser le public (qui commence à avoir soif, très soif). Sans trop d’artifices ni d’efforts, Kendji Girac est l’un des vainqueurs de la soirée… tout du moins à l’applaudimètre. C’est l’ambiance qui compte, celle qui fait passer au second plan les soucis techniques de Matt Pokora (pas content) et de Jenifer, qui a clos la soirée.