Les Anglais Tindersticks ont assuré l'avant-programme des Nuits du Botanique vendredi soir

BRUXELLES Ils n'ont beau plus être que trois dans le groupe, Tindersticks sait s'entourer sur scène puisque, vendredi soir dans un Cirque Royal confortablement garni, on dénombrait neuf autres musiciens aux côtés du trio. L'entrée en matière des Anglais fut assez significative dans ce sens. Significative mais également annonciatrice d'un concert de qualité. Après David Boutler qui se présentait le premier au synthé, chaque musicien faisait également son entrée. Qui se saisissant de sa trompette, de son violon, de son trombone,... De quoi réussir une intro qui prenait de l'ampleur au fil des sons émis des instruments qui se rajoutaient.

S'il y avait trois violons et trois instruments à vent, les artistes qui leur donnaient corps n'étaient pas engoncés derrière une seule responsabilité, deux violonistes, par exemple, s'occupant des choeurs ou du triangle, un autre des maracas. Car, et The Hungry Saw , le dernier album qui marque le retour des gars de Nottingham l'a encore démontré, le songwritting du groupe est précis et dense. En jouant une majorité de ses nouvelles compositions, Stuart A. Staples et Cie ne seront pourtant que rarement parvenus à enlever le concert, à lui donner de l'ampleur mais on sait que la force du groupe ne réside pas toujours dans ses lives même si la bonne volonté, la bonne humeur ou même le charisme du chanteur sont au rendez-vous. Et ce que le public espérait probablement, ce sont d'anciens morceaux. Si If You're Looking for a Way out, Travelling Light (sans contrepartie féminine) ou She's Gone (joué en fin de deuxième rappel) auront séduit, un morceau de Waiting For The Moon (projet d'un disque pour enfants du chanteur) présenté comme une première n'aura eu que la séduction de la nouveauté.

Mais ne nous y trompons pas, ce préambule des Nuits du Botanique (qui commenceront véritablement le 7 mai) était de qualité. Pourvu que ça dure...



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