"Elle souhaitait une messe à St-Germain des Prés, chez elle. Sa vie a beaucoup commencé là", a confié à l'AFP Jacqueline Franjou, 73 ans, créatrice du Festival de Ramatuelle et amie de longue date de Juliette Gréco.

"Ramatuelle était son lieu de vie, mais Paris c'est sa vie d'artiste, de jeunesse, de rencontres, de création", a-t-elle souligné. Elle lui avait rendu visite pour la dernière fois cet été, en compagnie du chanteur Abd Al Malik. Sur Twitter, ce dernier a fait part de sa peine, après la disparition de la chanteuse. "Ma Juliette éternelle... Moi et ma grande gueule, je n'ai plus les mots... Comment faire sans toi maintenant ?", a-t-il affirmé, en postant une photo d'eux deux, de dos, visiblement en train de converser.

Juliette Gréco est décédée mercredi dans sa maison de Ramatuelle (Var) après plus de 60 années d'une carrière où elle a interprété les plus grands, de Vian à Prévert, en passant par Aznavour et Gainsbourg.

Figure du Saint-Tropez des années 1960, elle avait redécouvert la Côte d'Azur en 1985 au lancement du Festival de Ramatuelle, dédié à l'époque à la mémoire du comédien Gérard Philippe, inhumé dans le village.

La disparition de la chanteuse qui a également travaillé avec Léo Ferré, mais aussi Olivia Ruiz et Benjamin Biolay, a suscité de nombreux hommages, le président Macron saluant la "muse de Saint-Germain-des-Prés": "Son visage et sa voix continueront à accompagner nos vies".

Télévisions et radios multiplient les hommages: France 3 consacrera une soirée spéciale à la chanteuse vendredi avec la diffusion d'un entretien mené par Stéphane Bern, suivi du film "Bonjour tristesse" d'Otto Preminger.

France culture consacrera à partir de lundi son émission "A voix nue" (à 20H00) à Juliette Gréco.