Les allergiques à Lara Fabian ont trouvé leur bonheur, vendredi, à l’Ancienne Belgique avec la prestation de Lamb et, le lendemain au Botanique, avec celle d’Elysian Fields. Auteurs d’un superbe troisième album (What sound chez Universal), Louise Rhodes et Andy Barlow, le duo formant Lamb, terminaient leur tournée européenne par la Belgique. A plusieurs occasions au cours du concert, le groupe a dit combien le public noir-jaune-rouge avait compté pour lui durant les moments de joie et de doute (Lamb a failli se séparer voici un an). Sur scène, le mariage fut parfait entre les sonorités drum’n’bass et la voix céleste de Lou, les chansons à caractère mélodique et les passages instrumentaux, les moments d’émotion pure et les autres où on a frôlé l’hystérie. L’ambiance était nettement plus recueillie à l’Orangerie du Botanique qui accueillait pour la seconde fois cette année le combo new-yorkais Elysian Fields, emmené par la douce et fragile Jennifer Charles et son complice Oren Bludlow. Le groupe a joué à fond la carte de l’intimisme avec son mélange de rock, de country, de jazz et de blues décalés et surtout la voix, unique, de Jennifer, qui traîne sensuellement sur les notes comme un amoureux étouffe langoureusement sa belle de baisers.