Le phénomène belge confirme son statut d’artiste à part avec un premier opus puissant. Sortie dans les bacs le 31 mars.

Le premier album du vainqueur de Danse avec les stars, qui remplit des salles de concert sans même avoir encore sorti d’album, était pour le moins attendu.

"J’ai voulu le faire tout seul, donc je dois en assumer les conséquences, nous glisse Loïc Nottet à l’issue de l’écoute des douze titres (10 chantés) de The Reign of Selfocracy, hier après-midi, aux célèbres studios ICP. C’est compliqué car la première fois fait toujours peur. Mais je pars du principe que je me suis bien amusé et que j’ai pris beaucoup de plaisir en le faisant. Je suis tellement difficile avec moi-même que si je suis déjà content de l’album, c’est déjà un énorme poids qui s’en va pour moi."

Et du poids, il y en a dans son premier disque puissant, au message de tolérance et de liberté envers le monde écrasant dans lequel nous vivons, où règnent le selfie, l’individualisme et le narcissisme. Composé comme un film, avec une intro instrumentale tonitruante (Selfocracy) et un superbe final sur Mirrors, Loïc Nottet danse entre électro-pop, musiques de films lancinantes (à la manière d’une BO de film d’horreur à la John Carpenter) et atmosphère un brin nostalgique pour évoquer cette société (et lui par la même occasion) qui se retrouve face à son miroir avec toutes les questions qui s’en suivent. Ce n’est donc pas anodin s’il revisite aussi, à sa manière, le conte Disney de La Belle et la Bête sur le titre Wolves.

S’il pêche par son côté très - voire trop - produit (il y a beaucoup d’artifices sur certains morceaux qui font que sa voix, pourtant puissante et claire, se noie dans les méandres d’un rythme souvent trop cérébral), The Reign of Selfocracy ballade son auditeur au cœur de sa thérapie, à savoir la musique. "J’ai essayé de faire plein de variantes dans cet album, raconte le Courcellois de 20 ans (dont l’âme d’enfant est bien présente sur le disque). Je sais que je suis jeune et que j’ai beaucoup d’énergie, j’en mets donc beaucoup dans mes chansons. Sur Whisperers, par exemple, j’ai essayé de me calmer sur les couplets mais ce n’était pas évident (sourire) !"

Bref, un album conceptuel (entre une chanson d’amour pop sur Hungry Heart, un bout de berceuse sur Dirty ou du Michael Jackson sur Team 8) et totalement en anglais - qui prouve sa visée internationale - mais qui reste dans la thématique onirique de son précédent single Million Eyes. Notre coup de cœur ? Son prochain single Mud Blood, produit par le jeune prodige bruxellois Alex Germys (Sweet Afterglow), qui est une petite pépite électro-pop au beat tribal envoûtant. Reste à savoir si ces sons danseront autant que Loïc Nottet sur scène. "En concert, j’ai envie que ça pète autant que dans l’album!"


En savoir plus

-> The Reign of Selfocracy (Sony Music) sortira le 31 mars prochain. Et Loïc Nottet sera le 22 et 23/4 à l’AB ou encore le 22 /7 aux Francofolies de Spa, et le 25 /11 à Forest National.

-> Infos et réserv. : www.loicnottet.com.