La première soirée du Ronquières Festival - deuxième du nom - s' est terminée sur une explosion de rythmes et de rock. Les BB Brunes avaient posé la dynamite. Arno le terrible avait allumé la mèche, totalement conquis par le public et les lieux. Avec sa gouaille habituelle, l'Ostendais chantant a trouvé la tour du plan incliné très érectile. "Quelle érection, cette tour !" a-t-il lancé avant d'offrir une prestation explosive.

L'explosion n'était pas près de s' éteindre. Le temps de passer de la scène tribord à la scène bâbord et voilà le public confronté à la performance de Soldout. Une fille, cheveux pailletés d'argent; un gars, tignasse poivre et sel ondulant sous les beats. Une machine à beats. Un son incroyable, qui vous prend littéralement sous les orteils, jusqu'à la racine des cheveux.

Le duo bruxellois sait visiblement ce que signifie "prendre le public par les tripes". Jouissif. Littéralement.

Dix minutes de pause, le temps de reprendre son souffle. Nous retournons à tribord, pour le concert d'Archive. Le groupe londonien qui venait présenter son nouvel album "With us until you're dead" devait clore cette première journée.

Un final tout en nuance et en progression pour ce groupe aux multiples voix dont la dernière est délicieusement féminine. Après le sublime "quietly", la formation a exploré les classiques tels que "fuck you anyway" et a entamé le rappel avec le fabuleux "Again" mais dans une version courte qui a néanmoins séduit les quelque 4000 courageux qui ont bravé des températures plus fraîches de, cette fin de soirée après, une journée caniculaire.

Christophe, de Bruxelles, ne cachait pas son plaisir. "Je les ai vu plus de 20 fois. Again est un morceau qui accompagne tous mes moments de blues depuis 2002. C'est un morceau qui a changé ma vie." Samedi soir, ils ont changé Ronquières.