Gigi d'Alessio sort un Best of de ses plus grands succès : l'occasion de réviser ses classiques

BRUXELLES Il n'a pas chez nous le succès d'un Eros Ramazzotti mais, n'empêche, Gigi d'Alessio est une véritable star dans son pays. Le chanteur italien, qui s'attaque à l'Europe depuis quelques années maintenant, sera le 14 juin en concert à Forest National. Une soirée spéciale lors de laquelle il proposera à son public, qui aura reçu une liste à l'entrée, de choisir les chansons qu'il interprétera. Ceux qui ne connaissent pas encore les classiques du garçon ont de la chance : il vient de sortir un Best of. L'occasion de réviser avant le show et, pour nous, de papoter avec Gigi.

Un Best of est toujours l'occasion de jeter un oeil dans le rétroviseur. Quel bilan tirez-vous de votre carrière ?

"Je pose un regard très heureux sur toutes ces années et très tendre aussi car je me souviens toujours de cette période où j'étais pianiste durant laquelle je jouais lors de mariages dans la région de Naples. À l'époque, je me demandais toujours si j'allais pouvoir nouer les deux bouts, offrir une éducation valable à mes enfants et une vie digne de ce nom à ma compagne. Vint un jour la rencontre avec Mario Merola, énorme star de la chanson napolitaine qui a eu l'idée de me faire chanter... Je n'oublie pas d'où je viens malgré le succès que je connais aujourd'hui et l'affection du public est pour moi le plus beau des cadeaux."

Y a-t-il une chanson qui déclenche chez vous une émotion particulière ?

"Cette année, vient d'être publié en Italie le DVD de ma dernière tournée. La captation a été faite à l'Olympia de Paris, et la chanson qui me procure l'émotion la plus forte est la version live de mon duo avec Lara enregistrée ce soir-là. Lara était enceinte de 8 mois et la force avec laquelle elle l'interprète me coupe le souffle."

Votre duo avec Lara Fabian, justement, vous a-t-il permis d'agrandir votre public, notamment chez nous ?

"Oui, oui et je dois dire même de la part d'une partie du public italien où Lara est considérée comme un grand nom de la musique, telle une super-diva. Elle est l'égale d'une Céline Dion et sa voix est incroyable. Et puis ce fut aussi pour moi une rencontre extraordinaire avec une personne adorable. C'est une grande professionnelle, j'ai été à plus d'une reprise bouche bée en l'entendant chanter à mes côtés. Peu d'artistes peuvent se vanter d'être aussi perfectionnistes qu'elle."

Vous jouerez bientôt à Forest National. C'est une salle que vous connaissez bien...

"Oui, c'est la troisième fois que j'y viens... J'adore m'y produire ! Le 14 juin sera d'ailleurs la dernière date de ma tournée avant de rentrer en studio. Tout se passe toujours à merveille quand je chante à Forest. Il y a ce public fantastique qui me donne l'impression d'être à la maison et à la fois il y a un côté international dans le public que j'adore. Les Italiens de Belgique ne viennent pas seuls, ils emmènent avec eux des membres de leur famille et des amis de toutes origines."

C'est important pour vous de vous exporter, de ne pas vous contenter de l'Italie ?

"Bien sûr ! Les Italiens sont éparpillés aux quatre coins du monde et c'est une façon pour moi d'aller vers eux. Je ressens comme un devoir d'aller à leur rencontre pour leur rendre une partie de l'affection qu'ils me transmettent. Et puis, je suis un homme heureux quand j'entre en scène. Le faire en dehors de nos frontières est un plaisir de plus. Lorsque je me produis sur scène à l'étranger, les salles sont généralement composées de 60 à 80 % de spectateurs d'origine italienne, c'est aussi une façon d'être un ambassadeur de l'Italie auprès d'un public non italien que je savoure."

En concert le 14/06 à Forest : www.sherpa.be.



© La Dernière Heure 2008