Madonna : "J'ai l'habitude d'être la diva"

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Déborah Laurent (©Warner)

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Madonna : "J'ai l'habitude d'être la diva"
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Madonna se confie à la DH, en exclusivité

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BRUXELLES Madonna est partout, de toutes les modes, de toutes les nouveautés, de toutes les réussites. Et son dernier disque, Hard Candy, qui pioche allègrement dans le style r'n'b, ne déroge pas à la règle : c'est déjà un réel succès. La chanteuse nous parle de ce dernier opus, façonné avec la crème des performers (Justin Timberlake, Timbaland, Pharrell), en exclusivité.

Hard Candy a dû être difficile à concevoir...

"Il n'a pas été fait d'une traite. C'était toujours interrompu parce que Pharrell, Justin Timberlake et Timbaland étaient tous très occupés. Ils travaillent avec beaucoup d'artistes différents, ils étaient en tournée, ils étaient sur des films, etc. Donc oui, ça a été dur à programmer. Au final, j'ai fait ce disque par intermittence : deux semaines de travail, deux autres d'attente. Ça a pris du temps..."

Vous aussi deviez être difficile à atteindre...

"Probablement, mais, de mon point de vue, c'était eux qui l'étaient, pas moi. (Elle rigole) Sérieusement, je pense que c'est difficile pour chacun d'entre nous de faire coordonner nos agendas et c'est bien là le plus grand challenge. Parce qu'en fait, quand nous sommes en studio et que nous faisons de la musique, tout est simple."

Vous êtes également présente au cinéma. La musique est-elle toujours la part centrale de votre vie créative ?

"En termes de créativité, j'ai commencé à m'exprimer en tant qu'artiste à travers la danse et c'était complètement relié à la musique. Donc pour moi, devenir songwriter, chanteuse et artiste de scène étaient une parfaite continuation à la danse. Et je pense que même quand je m'implique dans des projets de film, je pense toujours à eux en termes très musicaux. La musique fait partie intégrante de chaque aspect de ma créativité. J'en écrirai toujours. La musique parle aux gens comme aucune autre forme d'art. C'est, selon moi, la forme d'art la plus accessible. Vous pouvez dire que c'est mon premier amour."

À chaque fois que vous faites un album, vous explorez une nouvelle facette, un nouveau territoire. Avec celui-là, aviez-vous une idée claire, dès le départ, de ce que vous vouliez faire ?

"Quand j'ai pris la décision de travailler avec Pharrell, Justin et Timbaland, c'était vraiment juste parce que j'aimais leurs albums. Et après avoir fait Confessions on a dance floor, je me grattais la tête : bien, quelle sorte de musique voudrais-je faire ensuite ? Et donc je me suis demandé quelle était la musique que j'aimais pour le moment. Qu'est-ce que j'écoutais ? Quels albums j'avais achetés ? Qui m'excitait, musicalement parlant ? Et c'était ces trois-là. Donc, je me suis dit : allez, pourquoi ne pas travailler avec eux ? "

À partir de là, comment ça s'est passé ?

"Eh bien, j'ai pris leurs numéros de téléphone dans l'annuaire... (elle rit) Non, vous savez, c'est une affaire de managers qui appellent les autres managers. Mais en fait, Justin et Timbaland m'ont approchée. Et Pharrell aussi ! C'était d'abord "comme nous aimerions faire une chanson avec vous". Et j'ai dit : pourquoi juste une chanson, faisons un album entier ensemble. Et c'était parti."

Comment s'est passé le travail en studio ?

"Ce n'était pas ma manière normale de travailler : je n'ai pas l'habitude de travailler avec des gens qui sont aussi des performers, qui sortent aussi leur disque, leur tournée. Il y avait une énergie de travail différente. J'ai l'habitude d'être la diva dans la pièce et les personnes avec lesquelles je travaille sont plutôt un soutien pour moi. Donc j'ai dû m'adapter, partager l'espace de la diva. Mais c'était plaisant et parfois il y a eu des étincelles, mais ça donne quelque chose d'intéressant. Une fois que tout le monde s'est adapté à cet environnement, tout allait bien."

Madonna, Hard Candy (Warner).

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