Matthew Irons, l’un des coaches de The Voice Belgique, se confie sur ses talents avant les demi-finales programmées ce soir.

"Mes deux derniers talents, Estelle comme Valentine, car elles ont énormément de personnalité sur scène mais pour des raisons différentes, mériteraient de gagner, confesse le leader du groupe Puggy. Mais personne sur cette émission ne mérite de ne pas gagner, même si je préférerais que ce soient les miens !" (sourire)

Pour sa première année dans le fauteuil rouge de The Voice, Matthew Irons a marqué les esprits par le fait qu’il ose dire les choses aux talents, même les choses négatives. "Ça reste un métier, il ne faut pas perdre ça de vue. Je ne suis pas là pour mentir à des gens qui ont du talent. J’ai une certaine expérience dans le métier mais moi aussi, j’ai encore besoin d’entendre ce genre de choses. Mon manager ne s’empêchera pas de me dire ouvertement quand je ne suis pas à la hauteur. Et puis, on n’a juste pas de temps à perdre dans ces métiers-là. Car un jour ou l’autre, tes faiblesses te reviendront alors en pleine face." Et le coach de préciser qu’"il y a une façon aussi de dire les choses. Je suis relativement cash, c’est vrai, mais dans The Voice , on reste quand même aussi assez bisounours. On essaie de ne pas faire mal aux sentiments, sans pour autant leur donner une impression qu’ils sont au-dessus de quelque chose qu’ils ne sont pas. Ne pas leur mentir, c’est important. Il y a une éthique à garder. Mais aussi une bienveillance. Il faut trouver un équilibre sain là-dedans."

Un avant et un après The Voice

Son bilan de cette 7e saison est très positif. "Ce fut une expérience très enrichissante de rencontrer de jeunes gens qui ont envie de goûter à ce métier et qui pensent qu’il est inaccessible pour eux", explique celui qui invite ses talents à le contacter s’ils ont besoin de conseils plus tard. "Alors qu’au final, avec du travail, ce métier est essentiellement du partage et de la créativité. Il y a donc un truc assez récurrent chez les candidats : ils pensent être différents de la masse. Puis ils se retrouvent ici et se rendent compte qu’ils sont tout à fait dans la norme une fois qu’ils ont touché à tous ces métiers un peu créatifs en coulisses entre les chorégraphes, maquilleuses ou stylistes. On se retrouve tous dans cette singularité. Être différent est donc quelque chose de bien et de positif."

Un programme télé qui lui aura appris énormément sur lui et qui aura en partie changé sa vision des choses. "De par toutes les rencontres, The Voice aura fatalement un impact sur ma créativité à un moment ou un autre. Mais pas nécessairement de façon flagrante. Pour le coup, je n’ai jamais autant écouté de chanson française ! Rien que pour ça, ce fut un réel apprentissage !" (sourire)