Dick Rivers au Forum de Liège pour un concert rétro unique en Belgique

LIÈGE La même silhouette longiligne, le même blouson de cuir et les mêmes santiags, les mêmes cheveux d'ébène, la même banane et la même... pêche. Pourtant, plus de 40 ans séparent le jeune Dick Rivers des Chats Sauvages et de l'inoubliable Twist à St-Tropez (il avait 15 ans !), de l'actuel, celui qui, ce 22 novembre, foulera les planches du Forum de Liège pour son seul et unique concert sous nos bas cieux.

Vous allez enfin présenter votre nouvel album, Amoureux de Vous...

`Il est sorti en octobre 2001! Seulement, à Noël, la maison de disques faisait faillite... C'est un bébé mort-né, qui n'a pas eu le temps d'être découvert, à part un titre, Partenaire . Et c'est dommage: c'est un bel album - je peux me permettre de le dire en toute modestie, je ne suis qu'un simple interprète. Je n'ai pas de problème d'ego, on m'habille sur mesure !´

Vous interpréterez vos classiques ?

`Evidemment. Mon nouveau spectacle est une sorte de rétrospective, depuis mes débuts en 61. C'est assez chronologique, et tout le monde s'y retrouve parce que je touche trois générations. Mon public, c'est comme Tintin : de 7 à 77 ans !´

Amoureux de vous a été enregistré à Austin (Texas). Vous êtes définitivement marqué par la culture US ?

`Je suis né dans cette culture d'après-guerre, où tout ce qui était américain était bien, c'étaient les sauveurs de l'Europe ! On était biberonnés au western, aux films de gangsters. Et c'est sûr que ma culture musicale est US. Mais je ne mets jamais les pieds aux Etats-Unis autrement que pour le travail. Je suis plutôt casanier... et je me revendique vraiment comme un bon francophone !´

Quel regard portez-vous sur vos 41 ans de carrière ?

`J'ai l'impression que c'était hier ! Je me remets tellement en question, je ne baigne pas dans la nostalgie, et je suis encore étonné quand je fais de la radio, j'écris ou je chante. Parce qu'il y a deux personnes en moi : l'homme de scène, Dick Rivers, et l'homme normal, Hervé Fornieri...´

Réservations au 04/223.18.18.

© La Dernière Heure 2002