Le chanteur guinéen auteur du tube "Yéké Yéké" en 1988 s'est éteint ce vendredi à l'âge de 70 ans.

Triste nouvelle que celle tombée ce vendredi après-midi. L’AFP a annoncé la mort de Mory Kanté. Le chanteur guinéen était âgé de 70 ans. Il s’est éteint dans la matinée a fait savoir son fils. Il souffrait de maladies chroniques et se rendait régulièrement en France pour y être soigné. Avec la pandémie de Covid-19, cela n’a plus été possible, a-t-il déclaré. Suite à cela, la santé de son père s’est rapidement dégradée.

Surnommé le “griot électrique” pour sa tonicité sur scène, Mory Kanté reste surtout connu pour son tube “Yéké Yéké” qui a fait un carton en 1988. Avec son gimmick à la kora, instrument à cordes d’origine malienne, il s’est vendu à plus de 5 millions d’exemplaires, atteignant le sommet des charts dans beaucoup de pays. Le succès a pourtant mis du temps à venir. La première version du morceau date du début des années 80 et figure sur l’album Mory Kanté à Paris qui lui a ouvert les portes des tournées en Europe et un succès très important en Italie bien qu’il ne disposait pas à l’époque de carte de séjour. Le chanteur est alors déjà une figure marquante de la world music et collabore notamment avec Savid Sancious, producteur de Bruce Springsteen, ou encore Youssou N’Dour.


Mais ce premier enregistrement de “Yéké Yéké” n’était pas assez abouti aux yeux du Guinéen qui l’a retravaillée et réenregistrée quelques années plus tard. C’est cette seconde version qui a fait de Mory Kanté l’artiste africain le plus vendu dans le monde à l’époque. Ce succès lui a valu un disque d’or en 1988, une première place dans le classement pan-européen du Billboard, de même qu’une Victoire de la musique pour le meilleur album francophone avec Akwaba Beach, sorti en 1987.

En 1990, avec Khaled, il a aussi représenté la France lors d’un concert géant organisé dans Central Park, à New York. La même année, toujours dans la ville américaine, il s’est également produit sur la scène de l’Apollo d’Harlem à l’occasion Gala de la francophonie. C’est là qu’avait débuté son idole, James Brown.

Remixée dans tous les sens,” Yéké Yéké” a fait l’objet de nombreuses adaptations et a été reprise dans différentes langues comme l’espagnol, le portugais, l’arabe, le chinois, l’hindi et l’hébreu.