Drones, écrans LED gigantesques, podium rotatif à 360°, mise en scène paranoïaque et on en passe. Le Drone World Tour de Muse, c’est bien plus que de la musique. Une expérience visuelle digne des plus grands films de science-fiction. Inspiré du concert "The Wall" de Pink Floyd, celui de Muse dépasse les limites en terme de show live. Plus fort que U2 ou Roger Waters, les musiciens de Teignmouth en ont mis plein les yeux aux 18 000 Musers -dont des centaines se faisaient déjà un pique-nique au soleil dès midi sur le parking du Palais 12- de ce samedi soir.

La guerre des étoiles sur scène

Véritable apocalypse en sons et lumières, le futuriste Drone World Tour de Muse est presque aussi cinématographique qu'un film de JJ Abrams (cinéaste du dernier Star Wars). Entre les mains géantes qui les faisaient passer pour des marionnettes ou cette fausse brigade anti-émeute au pas martial, mention spéciale à l'arrivée de ce bombardier qui survole la foule en transe sur The Globalist. Avec cette drone de scène, on se serait cru dans l'attaque des... drones.

Même s’ils abusent des artifices pour en mettre plein les yeux et qu'ils ne sont plus les bêtes de scène d'hier muse-icalement, Muse reste un ovni dronement spectaculaire. Qu’on aime ou pas la bande à Matthew Bellamy, son efficacité scénique n'est plus à prouver. Pour preuve, ce Palais 12 rempli 4 soirs de suite (environ 70 000 tickets) en moins de temps qu’il ne le faut pour l’écrire. Et des fans qui se déchaînent sur leur boite à muse-ique: de Plug In Baby à l'homme à l'harmonica de Knights Of Cydonia en passant par Starlight, Uprising, Supermassive Black Hole ou Time is Running Out.


Plus engagé que jamais (la projection du discours de JFK a fait mouche), le trio anglais semble planer sur son retour au heavy rock. Bref, avec ce concert dronement planant: aMusement garanti !


Plus de détails sur ce quadruple événement dans notre édition de ce lundi.