Musique

La première édition du festival de musique électronique version alpine bat actuellement son plein à l’Alpe d’Huez.


L’Alpe d’Huez a pris des airs de festival cette semaine. Quelque 25.000 fanas de musique électronique venus des quatre coins du monde ont envahi la station française pour participer à la première édition du Tomorrowland Winter, réplique plus petite et en montagne du rendez-vous organisé chaque année à Boom.

Malgré des airs paisibles en journée et même le soir en dehors de son centre, la station alpine vit quatre jours durant au rythme des beats des meilleurs DJ’s de la planète. Sur les abords des pistes en journée et en plein cœur de la station le soir venu. 

«Lors d’une semaine de vacances scolaires, la station peut accueillir jusqu’à 27.000 personnes », indique un marchand de skis local manifestement séduit par la venue du festival made in Belgium à l’Alpe d’Huez. «Autant dire qu’on affiche presque complet. Le début de semaine fut plus calme mais ça se remplit petit à petit avec l’ouverture officielle qui était programmée ce mercredi. »

© Tomorrowland

Tous ne partagent pas cet enthousiasme. Il y a ces nombreux tracas de circulation au cœur d’une station coupée en deux par le centre névralgique du festival, aboutissement de longues semaines nécessaires à l’installation des différentes scènes. Il y a aussi certains locaux qui ne voient pas tout cela d’un bon oeil. «Tous ces jeunes qui montent avec leurs skis et une bouteille d’alcool à la main… » soupirent-ils.



"On pense déjà à revenir"

L’alcool coule à flots, c’est sûr. Il suffisait de voir la démarche des festivaliers, dont une bonne partie venus de Belgique, à la sortie du show d’un DJ Snake mercredi soir ne jurant que par sa France, quitte à entonner la Marseillaise en guise de clôture, pour s’en convaincre. Mais l’ambiance reste bon enfant. Tout comme les nombreux déguisements arborés par les participants. Le plus grand danger semble en fait venir des plaques de glace formées sous les pieds des participants.

Tomorrowland Winter, pour sa première, semble déjà avoir su convaincre son public, un peu plus âgé que dans sa version belge et qui vit donc de longues journées partagées entre glisse et musique. « On pense d’ailleurs déjà à revenir l’année prochaine », nous glisse un couple de Bruxellois arrivé en début de semaine.

Au cœur d’une montagne en mal de neige, la production a surtout réussi à faire fort en terme de mise en scène, reproduisant à l’Alpe d’Huez son savoir-faire accumulé en Belgique depuis de longues années. Ce qui offre, une fois la nuit tombée, un show qui vaut à lui seul le détour.

© Tomorrowland