L’un des qualificatifs qui revient le plus souvent lorsque l’on parle d’Alain Souchon est celui de poète. Mais pour le concerné, il n’en est pas du tout question. "Il y a la même différence entre un poète et un écrivain de chansons, qu’entre un grand peintre et peintre du dimanche. Nous, nous sommes des peintres du dimanche. Ceux-ci peuvent avoir du charme, mais nous ne serons jamais Degas. Les chansons peuvent toutefois être poétiques, comme celles de George Brassens, de Léo Ferré ou comme ‘Palais royal’ d’Alain Chamfort. ‘C’est pas tout à fait Montréal/Mais il y a de la neige au Palais royal’ , c’est joli, c’est évocateur."

Pour autant, il se passionne pour des grands poètes tels qu’Apollinaire ou Rimbaud depuis son adolesence. Dans son titre "Ronsard Alabama", il reprend quelques vers du poète Pierre de Ronsard datant du XVIe siècle : "Jamais l’homme, tant qu’il meure, Ne demeure, Fortuné parfaitement ; Toujours avec la liesse La tristesse Se mêle secrètement." Il change néanmoins le terme "fortuné" par "heureux". "J’aime beaucoup Ronsard. Il a deux préoccupations : les filles et la mort. Moi, je suis casé, mais bien sûr, on se sent tous concernés !"