Confidences de Cyril, le gagnant de la Star Academy, quelques heures avant de monter sur scène

BRUXELLES Crevé, Cyril traînait un peu la patte, jeudi en fin d'après-midi, dans les coulisses de Forest National. C'est que le gagnant de la Star Academy , comme les autres avant lui, est plus sollicité que ses petits camarades. Tandis donc que Brice zonait dans le hall et que Marina et Jean-Charles se chamaillaient, Cyril prenait sur son temps de sieste pour parler de son premier album sans cesse repoussé, de la tournée en cours ou encore de son ambiguïté sexuelle. Rencontre.

Comment se passe la tournée ?

"Très bien. Niveau ambiance, il y a toujours des clans. Plus comme au château. Maintenant, il y a les fêtards d'un côté, et les autres."

Et vous, vous vous situez dans quelle catégorie ?

"Entre les deux. Je fais la fête mais reste raisonnable."

La sortie de votre premier album a été repoussée plusieurs fois déjà. Pourquoi ?

"Parce qu'on a voulu trouver ma direction artistique, mon identité vocale. Pendant la Star Academy, j'étais surnommé le caméléon parce que je passais d'un style à l'autre. Là, on a voulu un peu s'arrêter afin de trouver le registre que je pourrais défendre sur mon premier album. Et ça ne se fait pas en deux mois. La tournée s'enchaînait rapidement après le château et on trouvait que sortir un album en été, ce n'était pas plus mal."

D'habitude, le gagnant de l'émission sort son album dans les deux, trois mois...

"Tout le monde me dit ça. Je suis joueur et ça me fait plaisir de casser un peu l'habitude. Pourquoi doit-on faire un album en deux mois quand on est issu d'une télé-réalité ? On nous dit qu'il faut profiter d'être sous les feux des projecteurs... Mais un véritable artiste ne fait pas un album en deux mois. Les plus grands en prennent minimum six pour élaborer leur projet."

À quoi peut-on s'attendre ?

"Je veux apporter un côté soul, donc casser l'image de la Star Academy. Ne pas m'arrêter sur la variété française. Ça sera soul, gospel, avec des chorales peut-être. Et j'aimerais aussi faire un duo avec des chanteurs de chez moi : Admiral T, Kassav, la Compagnie Créole... Ça serait une belle manière de faire un coucou à la communauté antillaise."

Le flop de l'album de Magalie Vaé ne vous effraie pas ?

"Pour quelqu'un de la télé-réalité, 30.000 albums, ce n'est pas mal."

Jenifer en a vendu un million...

"C'était la première ! Si Magalie avait été la première, elle aurait fait pareil. Il ne faut pas se voiler la face : la Star Academy s'essouffle. Le téléspectateur en a marre... En tout cas, je n'ai pas peur. Chaque candidat a une autre, une nouvelle histoire."

Quand on parle de votre ambiguïté sexuelle, qu'avez-vous envie de dire ?

"C'est navrant de se demander avec qui je partage mon lit. Il faut vraiment n'avoir rien d'autre à faire de sa vie que de poser des questions comme ça. Encore un problème de la télé-réalité : les gens s'arrêtent sur ce détail... Télé-réalité ou pas : ça ne vous regarde pas."



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éborah Laurent



© La Dernière Heure 2007