Ils sont belges. Ils sont jeunes et ils iront loin. Très loin

BRUXELLES Ils reprennent les Rubettes, sont fiers comme Artaban quand on leur dit qu'une de leurs compositions fait songer aux Buggles et sont irrésistibles sur scène, comme ils l'ont déjà prouvé à Dour, à Nandrin et au Pukkelpop.

Ajoutez à cela que ce quintet prend la musique très au sérieux, sans se prendre au sérieux lui-même, et qu'il a eu l'intelligence de choisir un nom cernant parfaitement son univers coloré: Das Pop. `That's pop´, en effet.

Enregistré en Grande-Bretagne l'été dernier, leur premier album, riche de treize compositions idéalement formatées (trois de plus sur les 10.000 premiers exemplaires), sort ce lundi. Son titre? I love Das Pop. Alors faut-il les aimer ces lascars? Oui, pardi

`Les gens doivent nous aimer tout simplement parce que nous avons sorti le meilleur disque pop de tous les temps´, lâchent-ils en rigolant avant d'ajouter, plus sérieusement: `Le mot `pop´ a ceci de particulier qu'il permet de classer la musique que nous jouons tout en laissant la porte ouverte. Bowie fait de la pop. Les Beach Boys font de la pop. Kylie Minogue fait de la pop Il faut aussi rappeler que pop est le diminutif de populaire. Voilà notre but: composer des chansons qui touchent un maximum de gens.´

Formé en 1997 par Tom Kestens, Lieven Moors, Niek Meul, Bent Van looy et Reinhard Vanbergen, Das Pop a remporté un an plus tard le prestigieux concours Rock Rally du magazine Humo, compétition qui a vu émerger des groupes comme dEUS, Arid ou encore Novastar.


`Il s'agissait d'une de nos premières prestations live. On s'est rendu compte, sans prétention aucune, que notre musique sortait du lot. Cela ne nous a pas étonnés de gagner! Nous avons ensuite voulu prendre notre temps. On a sorti des singles et enregistré pas mal de chansons. De quoi faire tout un disque Sauf que ce disque n'est pas sorti. Nous pensions qu'il fallait d'abord commettre nos erreurs de jeunesse avant d'enregistrer pour de vrai un album.´

Ce disque, c'est à Thoresby, un trou paumé dans la campagne anglaise (`Quelques maisons, des bois et, heureusement, un pub´), qu'ils l'ont mis en boîte sous la houlette de Phil Vinall, déjà connu pour son travail avec Placebo. `Ce gars a complètement chamboulé nos méthodes de travail. Il jouait le prof et nous, on était ses élèves, obligés de remettre de belles copies. Et pas question de chahuter! Il nous a enfermés chacun dans un studio différent. Impossible de savoir ainsi ce que les autres jouaient. Pour encore compliquer les choses, Phil nous demandait parfois de changer nos instruments. En trois semaines, le disque était terminé et dépassait de très loin nos espérances.´

Le résultat? Une collection de perles radiophoniques qui fera craquer les fans de Pulp, Bowie, Gruppo Sportivo et, oui, oui, les Buggles.