Malgré la qualité de la programmation et des concerts (MLCD, Antoine Chance…), le public ne s’est pas déplacé en masse.

My Little Cheap Dictaphone jouait en tête d’affiche de l’Open Stream Festival, ce samedi à Hotton. Un concert à l’atmosphère électrique, mené de main de maître jusqu’à l’époustouflant Fire, point d’orgue en forme de crescendo tiré du dernier album The Smoke behind the Sound. Ne manquait qu’un élément pour faire de ce spectacle la réussite tant méritée : la foule. Car c’est devant un public clairsemé que MLCD, l’un des meilleurs groupes belges en activité, a bouclé sa tournée entamée en janvier 2014. Pas de quoi émousser le professionnalisme du quintet liégeois, qui a assuré le spectacle dans toute sa dimension rock, allant jusqu’à inviter un spectateur à venir jouer de la gratte sur scène.

Deux heures auparavant

, Antoine Chance n’a guère bénéficié de davantage d’affluence. Là encore, ce n’est pas faute d’avoir rempli sa part du contrat. Qu’a-t-il alors manqué au festival hottonais pour décoller ? Le cadre est bucolique à souhait, l’affiche alléchante, et l’organisation bien rôdée. La fréquentation du site a bien connu quelques frémissements en début d’après-midi avec le passage des cyclistes du Fiesta-Vélo, mais il a suffi d’une grosse drache pour dissiper la foule en cours de journée.

Au total, l’événement a rassemblé environ 500 personnes sur l’île de l’Oneux, avec un pic à 650 en début d’après-midi. “Nous n’avons pas été aidés par le temps””, explique l’une des organisatrices, Valérie Jacquart. “Difficile également de mesurer le retour en termes de communication. Nous avons par ailleurs subi la multiplicité des événements organisés au même moment dans la région.”

Une nouvelle déconvenue pour le festival hottonais, dont la première édition plutôt mitigée avait incité les organisateurs à revoir la formule : un jour au lieu de deux, des dimensions plus modestes…” Il faudra en tirer des leçons, faire le bilan, et mener une réflexion pour l’année prochaine”, poursuit Valérie Jacquart. Reste que les quelques centaines de festivaliers à avoir fait le déplacement ont pu se régaler les tympans – outre les deux têtes d’affiche précitées, les deux scènes ont vu défiler une pléthore de groupes belges parfois très prometteurs. Tant pis pour les absents.