Son nouvel album prend toute son envergure sur scène où elle revisite aussi ses plus grands tubes.

Patrica Kaas est de retour. Et visiblement très contente de pouvoir à nouveau communier avec le public, son public qui, comme elle le dit, l'a soutenu tout au long de ses années. La cinquantaine (déjà...) totalement assurée, la fille de l'est n'a jamais autant joué de sa féminité. Son nouvel album, même si quelques titres abordent des sujets certes malheureusement d'actualité mais plutôt sombres comme l'inceste ou la violence conjugale, porte ce tour de chant tout en poésie avec des textes ciselés aussi ses incontournables tubes qu'elle a intelligemment revisités.

C'est une Kaas très guillerette qui a enflammé, dimanche, l'Aula Magna de Louvain-la-Neuve pour la première de ses trois dates dans notre pays. Longue robe noire échancrée (parfois très échancrée..., Louboutin scintillants au pied dans un premier temps ; pantalon sobre dans un second, elle s'appuie sur un quintet qui rajeunit son répertoire et enjolive ses nouvelles chansons.

Après treize ans d'absence autant pour des raisons personnelles que pour profiter de son succès en Asie ou en Russie, elle revient avec un album qui, s'il ne contient sans doute le nouveau « Mademoiselle chante le blues », abrite quelques perles avec des auteurs inspirés.

Elle n'a jamais aussi bien chanté. Elle a mêem gommé quelques mimiques vocales qui avaient tendance à nous énerver il y a quinze ans. Nous sommes contents de la revoir. Radieuse et joyeuse. Elle est visiblement ravie de revenir dans la lumière. Le public se souviendra du jour et l'heure où tout a recommencé.

Patrica Kaas en concert le 14 février au Cirque Royal de Bruxelles et le 28 mars au Forum de Liège.