L'autopsie a parlé : c’est le cœur de Patrick Juvet qui a lâché. Le chanteur avait été retrouvé mort chez lui, à Barcelone, par ses proches. La rumeur parlait du Covid ou d’un suicide. Même si c'est une crise cardiaque qui a eu le dernier mot, ce sont aussi un peu des deux qui ont conduit à l'issue fatale comprend-on à la lecture de l’article que Paris Match consacre à ses derniers instants de vie.

Yann Yvoux, le manager de l’icône du disco, raconte le mauvais pressentiment qu’il avait lorsqu’il appelait Patrick Juvet les jours qui ont précédé sa disparition. Il tombait systématiquement sur le répondeur et personne ne venait ouvrir la porte lorsqu’on sonnait. Il a fallu un serrurier pour pénétrer dans l’appartement et constater la terrible nouvelle.

L'alcool et le Covid

Pour plusieurs proches interrogés par l’hebdomadaire, Patrick Juvet ne s’est pas suicidé, il s’est laissé mourir de désespoir. C’est ce que pense Michel Algay, le producteur de la tournée Âge tendre. L’un de ses amis rappelle aussi que l’artiste avait le cœur fragile, “abîmé par la consommation excessive d’alcool”. Or, il s’était remis à boire signalent plusieurs intervenants.

La situation sanitaire liée au Covid n’a pas arrangé les choses, loin de là. Privé de sorties, de restos et de concerts, il disait “en avoir marre d’être enfermé”. D’autant que l’absence de tournée le privait d’une partie de ses revenus. Une situation compliquée pour quelqu’un présenté comme très dépensier par Paris Match.

Un oiseau de nuit

Plusieurs disparitions parmi ses proches ont également accentué son mal-être. C’est le cas de celle de sa mère et de son frère, mais aussi de la mort de Florence Aboulker, celle qui l’avait lancée et qui a été son seul grand amour note le magazine.

À Barcelone, où il avait élu domicile depuis une vingtaine d’années, le chanteur vivait la nuit. Rien d’étonnant pour une icône du disco. Ce qui l’est plus, c’est qu’il passait son temps sur des sites de rencontres raconte Paris Match. Il était littéralement accro. Il se cachait derrière un pseudo, disait avoir 105 ans mais affichait sa vraie photo. Tout cela pour des aventures intenses et brèves, lit-on. “Une fuite”, explique son amie Nicoletta qui avait déjà fait part précédemment de la situation compliquée dans laquelle se trouvait l’artiste.

Une bien triste fin pour un artiste majeur des années 70 dont le talent et le flair excédaient largement ce à quoi il est souvent réduit, à savoir ses tubes “Où sont les femmes?” et “I Love America”.