« Quand on sera champion du monde de foot, les Américains nous connaîtront encore mieux!" crie un festivalier. Des 3000 festivaliers (sur environ 45 000 par jour) portant fièrement leurs couleurs au propriétaire du terrain en passant par les employés, TomorrowWorld a des allures de festival belge. Une nationalité star car tous les américains vénèrent notre pays pour avoir créer un tel phénomène. «Ce festival est bien  plus que de la musique" constate Barbara Bouckaert, la sœur du propriétaire des lieux Carl Bouckaerts et responsable marketing du site. "L’aspect non musique devient plus important. Les gens ont l’impression de faire partie de quelque chose de positif. Les jeunes sont fiers de montrer leur nationalité. C’est magnifique. Cette génération solidaire, si c’est cela qu’ils veulent montrer comme visage dans le futur, c’est plutôt une bonne nouvelle ! »

Des drapeaux belges partout

Après les Américains, le Canadiens et les Mexicains, les Belges sont les plus représentés à Atlanta. Sans compter que plus de 250 personnes ont travaillé à la construction du site, sur lequel on retrouve une Belgian Stage avec tous les DJs belges en vogues du moment (Dimitri Vegas&Like Mike, Regi, Yves V., Néon, etc.) et surtout… un Belgian Beer Café, des crêpes et gaufres de Bruxelles. Petit tour d’horizon (en vidéo) des festivaliers belges, fanas de musique électronique et venus expressément de Belgique pour tester la folie made in USA. A commencer par Denis Ernotte, le gagnant francophone (full VIP) du concours Hello Bank! J’étais à Tomorrowland et j’ai vu des petits nuages en mousse où il était écrit Hello Bank! Il fallait écrire quelque chose de beau sur la Tomorrowland" raconte le magasinier liégeois. "J’ai donc écrit un texte sur les sensations que j’ai ressenties. Que ça m’apportait beaucoup de joie d’être là avec des gens de partout dans le monde. Ça m’avait fait pousser des ailles et que j’étais donc monté dans le ciel pour accrocher ce petit nuage (sourires) ».

Un festival hors du commun

Sa particularité ? «Des gens qui viennent de partout. Les décors qu’on ne retrouve nulle part ailleurs. Des gens qui partagent leur passion pour la musique. Pas d’âge, pas de racines, pas de différence entre les gens, on s’aime tous et on est un peu en dehors du monde, de la réalité. Bref, on oublie tous ses problèmes pour faire la fête ». Le jeune de 26 ans vit même un double rêve de gosse en venant ici à TomorrowWorld. «Je n’ai jamais mis les pieds aux Etats-Unis. Ce sont deux rêves qui se réalisent en une fois.  Je n’aurais jamais pu aller aux USA sans ce concours». Pour Denis, l’électro est même l’avenir de la musique. « Petit, je me disais déjà que ce serait le futur. Suffit de regarder ce qu’on écoute aujourd’hui. La musique r’n’b par exemple, derrière ce n’est pas du r’n’b  ou du hip hop, c’est de l ‘électro. Et ce sont juste des gens qui viennent rapper dessus ». TomorrowWorld, un festival américain, aux accents définitivement noirs-jaunes et rouges.