Le chanteur de Lettre à France a obtenu 10.000 euros de dommages et intérêts de la part de l’organisme de crédit.

Cetelem n’aura finalement pas fait le poids longtemps face au géant de la chanson française, Michel Polnareff.

En 2015, l’avocate du chanteur assignait l’organisme de crédit en justice. La raison ? Un spot publicitaire Cetelem, marque gérée par BNP Paribas Personal Finance, circulant depuis 2011, dans lequel on pouvait voir des sosies de Michael Jackson, Marilyn Monroe ou encore de Michel Polnareff. Ce dernier n’avait d’ailleurs pas très fière allure. Chevelure frisée blonde, lunettes de soleil aux montures blanches, ukulélé entre les mains et marcel, le chanteur n’était pas à son avantage. Pour l’avocate du chanteur, Cetelem avait clairement la volonté " de ridiculiser les personnages qu’elle met en avant dans les publicités diffusées et rediffusées de nombreuses fois à la télévision et dans les cinémas", peut-on lire dans Le Figaro.

"Horrifié" par cette campagne de publicité, dont il ignorait l’existence jusque-là, celui-ci a directement attaqué Cetelem devant le tribunal de grande instance de Paris. "Il se plaint de l’utilisation, sans son autorisation, de son image par le biais du personnage créé", lequel "utilise ses ‘accessoires notoires’et son ‘identité physique marquante’afin de lui ressembler, personnage qui le ridiculise", résume la 17e chambre civile dans sa décision rendue ce mercredi. Le tribunal précise d’ailleurs qu’il n’y a pas de confusion entre le personnage de la publicité en question et le chanteur. "La reprise des attributs du chanteur […] implique […] la reprise de la célébrité et de l’image".

Le tribunal ne soulève toutefois aucune atteinte à la liberté dans le spot publicitaire. S’il est conscient que le personnage "présente effectivement un certain ridicule, il ne peut être considéré que ce ridicule rejaillit sur Michel Polnareff, dès lors que ce personnage se distingue du chanteur."

Résultat : BNP Paribas Personal Finance et l’agence de publicité TBWA ont été condamnées à verser un total de 10.000 euros de dommages et intérêts au chanteur et 4.000 euros pour les frais de justice.