Depuis plus de 50 ans, il était acquis dans la conscience populaire que Paul McCartney était responsable de la fin des Beatles. Il avait déclaré quitter le groupe dans un communiqué daté du 10 avril 1970, soit un mois avant la sortie de l’album Let It Be et une semaine avant celle de son premier disque solo.

Un demi-siècle plus tard, il remet les pendules à l’heure. Dans un entretien diffusé en radio le 23 octobre, sur la BBC, il charge John Lennon. “Je n’ai pas été à l’origine de la rupture. C’était notre Johnny”, déclare-t-il. “John est entré un jour dans une pièce et a dit ‘Je quitte les Beatles’. Il a dit : ‘C’est assez excitant, c’est un peu comme un divorce.’ Et puis on n’avait plus qu’à ramasser les morceaux.” C'était en 1969. La faute à l’amour et à l’avant-gardisme découvert à travers Yoko Ono, juge-t-il. Mais aussi de la politique.

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Si cela n’avait tenu qu’à lui, Paul McCartney souhaitait continuer avec les Beatles. “C’était mon groupe, c’était mon travail, c’était ma vie”, dit-il en soulignant que ce qui était en préparation à l’époque était à ses yeux assez excitant. Il qualifie Abbey Road et Let It Be “de très bonnes choses”.

Les fans auront l’occasion de se replonger dans ce dernier album avec la version entièrement remixée par Giles Martin, le fils de George Martin, producteur historique des Beatles, qui sort ce vendredi. Et en novembre, ils ont rendez-vous avec le documentaire en six épisodes que Peter Jackson consacré aux derniers mois du groupe, avec l'intégralité du concert sur le toit du QG des Beatles, leur dernière prestation live, en janvier 1970.