Le petit prince de la r'n'b était samedi soirà Forest National

BRUXELLES Quelques paillettes pour ressembler à son idole Michael et beaucoup de cuir noir lorsqu'il apparaît, sans trop que l'on sache de quelle manière, au centre de la scène de Forest National. Usher (Raymond), 23 ans, a le sens du show et de la surprise, comme son mentor.
Samedi soir, un bon 6.000 personnes étaient venues applaudir le petit prince de la r'n'b qui se produisait dans la salle bruxelloise dans le cadre de sa tournée mondiale. Il s'agit de sa première véritable escapade hors des States, lui qui est dans le business depuis 1994, année de sortie de son tout premier album.
Le live sera intégral, même si le band a été volontairement déplacé sur le côté gauche de la scène, question de libérer l'espace central.
Pendant près de deux heures, celui-ci sera entièrement dédié à la danse. Ne manque que l'écran géant, si cher aux habitués du fond. Tout débute par I don't know (Neptunes/P. Diddy), issu du dernier opus 8701. Le titre est excellent, mais ce n'est certainement pas le plus connu. En lançant My way (1997) et If I want to (2001), Usher offre une seconde chance au public, froid au démarrage, de faire montre de sa ferveur. C'est réussi!

L'artiste éclipse par moments les pirouettes de ses six danseurs et danseuses hip-hop/funk. Il aime les moonwalks sur le côté mais aussi montrer son torse.

Après Just Like me (sans Lil'Kim) et un Can U get with it amputé de moitié (son premier succès d'il y a huit ans), Usher invite une jeune fille du public à le rejoindre sur scène (classique!) et à s'allonger dans son lit (un peu moins classique!). Elle repartira couverte de cadeaux, des articles de lingerie principalement. Un gentleman que cet Usher...
Un grand moment, l'interprétation de Nice and Slow qui enfin nous permet d'apprécier les qualités vocales de l'ami à Chili des TLC. A mi-parcours, il lui reste encore quelques hits à balancer. Patience... Les premières notes de U make me wanna sont accueillies dans une indescriptible débauche d'enthousiasme.
Le sol se dérobera comme par magie sous les pieds d'un Usher phosphorescent. La fin du concert approche. U remind me fait monter la tension d'un cran.
Après Pop Ya Collar, on a droit à l'incontournable hommage 11 septembre; Usher se distingue en livrant sa propre reprise de What's goin'on (Marvin Gaye). Très appréciable! Avant de ranger le matos, place à U Got it bad, un killer.