Ce sont des noms de notre joli plat pays qui ont inauguré la scène Pierre Rapsat, jeudi soir. L’un et l’autre, chacun à son niveau, ont su s’imposer. Si bien que le duo Black Box Revelation, originaire de Dilbeek, a décroché l’award du meilleur concert et du meilleur groupe rock de l’année aux Music Industry Awards en 2011 et que le Courtraisien Ozark Henry vient de sortir son septième album. Rien que cela !

Avec Saez, qui leur a succédé, on était dans un autre style… Plus revendicateur, plus provocateur ! Cela fait boum boum et il gueule ! Souvent les deux en même temps… Bref, faut aimer ! Mais manifestement, il y en a qui apprécient cet auteur-compositeur-interprète français au look de mauvais garçon mal rasé. Comme ces trois jeunes femmes qui ont fondu en larmes lorsqu’elles l’ont vu monter sur scène. On ne comprend pas toujours très bien ce qu’il chante mais bon, comme on dit, les goûts et les couleurs ne se discutent pas… Sur la place, ils étaient manifestement nombreux à passer un bon moment et c’est le principal !

Que dire ensuite de l’as des platines qui a suivi ? Et bien, qu’il a littéralement enflammé la place ! Selon Charles Gardier, l’un des organisateurs des Francos, il fut le premier à avoir accepté de venir fêter les 20 ans du festival spadois. Il faut dire qu’il garde de très bons souvenirs de ses deux précédentes prestations aux Francos, au sein du village Francofou.

Jeudi soir, c’était la première fois qu’un DJ occupait la grande scène. Et bien que sa réputation n’est plus à faire et qu’il mixe à travers le monde, Martin Solveig n’a pas caché que la pression, du coup, était d’autant plus grande. Aux commandes de cette "petite fête entre amis de Belgique", il a assuré ! Sans surprise ! La place vibrait au rythme de ses sets délicieusement arrangés. À la demande du maître, ils se sont agenouillés pour ensuite sauter, les bras en l’air, dans une explosion de musique et de lumière. Assurément, s’ils avaient pu, ils en auraient redemandé jusqu’au bout de la nuit ! Martin, ne tarde pas trop à nous revenir…

Même scène mais tout autre style, vendredi soir, ce sont deux ambassadeurs de la chanson française qui ont foulé la grande scène. Après un début un peu lent en compagnie d’un Julien Clerc installé quelques fois au piano - d’ailleurs, il fallait oser sur une place aussi bien garnie - il a suffi de Melissa pour réveiller toutes ces jambes qui commençaient à s’engourdir… C’était parti, d’autant que les chansons qui ont suivi étaient plus familières et résonnaient avec un air de déjà entendu parmi les plus jeunes. Si bien que sur Lili, on en a même vu certains s’accorder un p’tit rock’n’roll ! L’ambiance était bien installée mais c’était déjà la fin… Je suis malade, Femme, femme, femme, D’aventure en aventure… Tant de titres que l’on rêvait d’entendre aux Francos !

Enfin, alors qu’ils l’espéraient depuis quelques années, les organisateurs ont réussi à harponner le grand Serge Lama. Et manifestement, dans le public aussi, on l’attendait depuis longtemps. Les gens chantaient, battaient le rythme avec les mains ! Comme c’était parti, l’accueil qu’ils réservaient à l’imitateur de talent Michaël Grégorio, en fin de soirée, ne pouvait être que chaleureux…