Musique

Le septième album du groupe allemand - Rammstein (**) - sort vendredi. Sans être exceptionnel, il s'intègre parfaitement dans son univers.

C'est un monstre, un titan, un char d'assaut forgé à Berlin-Est il y a un quart de siècle, cinq ans après la chute du mur. Né de la scène underground berlinoise en 1994, Rammstein a dégagé la voie à coups de lance-flammes pour se forger une place au sommet du métal grand public. Le 8 novembre dernier, les 40.000 tickets pour leur concert bruxellois du 10 juillet ont trouvé preneurs en moins de deux heures. Les vingt-neuf autres dates de leur gigantesque tournée des stades affichent, elles aussi, totalement sold out.

Porté par son sens aigu de la pyrotechnie et de l'ultra-show bien avant que ça ne devienne une mode, Rammstein a délaissé son statut de groupe métal à succès pour devenir un véritable phénomène culturel, aujourd'hui. Un objet pop, qu'une partie du public viendra voir par curiosité, par amour du grand spectacle, ou simplement parce que leur concert est d'ores et déjà l'événement immanquable de l'été, faisant presque oublier la venue de Metallica quelques semaines plus tôt.

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