Musique Le premier groupe signé sur le label de Nicola Sirkis sort un album de surf rock prometteur.

Timide, presque fragile dans la posture et l’attitude, Marion Brunetto a des allures de petit chaton jeté malgré lui dans le monde carnassier de l’industrie musicale. Pourtant, à 27 ans, c’est elle le requin. Lorsque nous la rencontrons à Bruxelles, fin janvier, la demoiselle s’apprête à sortir un second album baptisé Sémaphore, fait la une des magazines avec son groupe - Requin Chagrin - dont elle a composé et joué l’intégralité des morceaux, et revient sur sa passion pour la guitare. "J’ai fait mes débuts dans la scène garage rock de Paris", raconte-t-elle. "Et j’ai décidé de me lancer quand j’ai vu tous ces groupes sortir des sons incroyables alors qu’ils enregistraient chez eux avec les moyens du bord."

Alors que son groupe est catalogué pop, dream pop ou surf rock, avec tout ce que ces appellations ont de vague, Marion ne jure que par les guitares crasses, la réverbe et le fuzz propres au punk et au garage. "Disons que j’ai mêlé ces influences avec mes codes à moi, ma mélancolie, mes doutes, mon côté moins ‘vénère’", poursuit la jeune femme. "J’ai commencé derrière une batterie car c’est ce que recherchaient tous les groupes de Paris. Il y avait une pénurie de batteurs. Puis je me suis remise à la guitare, et ce n’est qu’après avoir eu la musique, que j’ai composé mes textes."

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