Entre retard hué, playback conspué et prestation Riri-quiqui, il n’y avait vraiment Rihanna voir hier soir sur la plaine de Kiewit.

« Bouhhouuuuu! » lançaient en choeur les 66 000 festivaliers de ce jeudi pour ses... 50 minutes de retard. Car le moins qu'on puisse écrire (au vu de la seule journée sold out du festival d’Hasselt) est que Rihanna était attendue au tournant depuis que son concert initialement prévu sur les plaines de Werchter, le 21 juillet, avait été reporté pour raisons de sécurité. Et de sécurité, il en était d’ailleurs question. Outre le quart de policiers mobilisés en plus et les 26 détecteurs de métaux installés, la diva des Barbades interdisait aux photographes de prendre quelconque cliché de sa personne. Ces derniers s’en sont alors donné à coeur joie pour la traquer incognito dans les coulisses du festival (cfr. notre édition DH de ce samedi). Et ce sont dans ces coulisses-mêmes qu’on apprend que BadGalRiri explique son retard pour un « problème de garde robe »! Alors que la princesse pop n’affichait qu’une seule tenue tout au long de son show d’à peine 1h15, cherchez l’erreur.


Une Rihanna-ze

Si son Anti World Tour avait des allures de best-of avec des titres comme Umbrella, Pon de replay, Rude Boy ou encore We Found Love et Bitch Better Have My Money, c’est dans sa prestation live que le bat blesse. « Quand on fait du playback, autant le faire bien, déplore une festivalière outrée par « le manque de respect » de l’artiste envers ses fans. Si c’est pour faire cela, autant aller l’écouter dans ma voiture! Je suis contente de ne pas avoir payé pour ça…» Il est vrai qu’à part toucher ses fesses (et encore, l’aguicheuse de 28 ans paraissait timide dans cette soirée de pleine lune) , Rihanna n'en touchait pas une et encore moins à son micro (sauf sur Diamonds: sans doute parce qu’elle en connait les paroles?)… Merci la bande sonore, ses musiciens et « mes chanteuses » remercie-t-elle, elle-même, entre ses danseurs et danseuses contorsionnistes. Autodérision? Pas sur. Car Rihanna a beau être une machine à tubes (le Work, Work, Work avec Drake ou le FiveFourSeconds avec Paul McCartney et Kanye West), elle les galvaude par sa nonchalance et privera même le Pukkelpop de son tube du moment avec Calvin Harris, This is what you came For. Ou devrait-on plutôt dire This is What you came Fort.. minable?

Bref, entre des gens qui s’ennuient (elle est « Rihanna-ze » nous balance une autre festivalière mécontente), d’autres qui se barrent de la plaine préférant aller écouter du Dj Snake, la Riri-sible chanteuse -qui a du mal à articuler le mot « Belgium » et enchaine aussi les « Fuck » sans raison- a encore le culot de dire aux gens du Pukkel qu’elle veut « faire la fête » avec eux. Alors que pour son côté fesse-tif, on repassera. Tout comme son rappel, dont elle s’en est même pas embarrassé. Rihanna ajouter? On aurait tendance à dire qu’il Rihanna à redire, mais Rihanna faire, la diva n’a Rihanna voir avec la reine Beyoncé. Son minimum syndical en show -avec une mise en scène minimaliste faite uniquement de simples jeux de lumières et d’une toile de fond- pousse à la conclusion que son dernier album Anti n’a jamais aussi bien porté son nom. Elle est aux Anti-podes de ce qu’on pouvait imaginer de la princesse pop. Ou comme Riri-golaient certains festivaliers, à la sortie: "Circulez, y a Rihanna voir!". Si ce n’est une star mondiale qui a empoché plus d'un million d’euros pour juste faire de la figuration. Riri-dicule! 

Note: Plus de détails sur les coulisses de ce concert et la "traque" de Rihanna dans la DH de ce samedi.