Quatre ans quasi jour pour jour après le Taulier, son emblématique guitariste Robin Le Mesurier l’a rejoint. Le Britannique est décédé mercredi des suites d’un cancer. IL avait 68 ans.

Look à la Keith Richards, dont il avait de faux airs avec sa guitare portée très bas, presque sur les genoux, il a accompagné Johnny Hallyday sur scène pendant 20 ans.

Leur rencontre remonte à 1994, à Los Angeles, lors de l’enregistrement de l’album Rough Town sur lequel figurent deux compositions qu’il signe : "Fool For The Blues" et "Are The Chances Gone".

Il était alors le directeur musical du Français. Depuis, ils étaient restés inséparables jusqu’en 2017 et cet hommage rendu à La Madeleine. Johnny disait de lui qu’il était son sang. Sur Twitter, Laeticia Hallyday lui a rendu un vibrant hommage : "Ils s’aimaient tellement tous les deux tels des frères face à la vie, ils partageaient les mêmes valeurs et les mêmes références musicales, ils se seront aimés à la vie à la mort. Après quatre ans, il n’avait jamais réussi à faire son deuil."

Robin Le Mesurier et Johnny étaient quasi voisins à Los Angeles où le guitariste s’était installé depuis de très longues années. Une profonde amitié liait les deux artistes. Le guitariste l’a expliqué le 30 novembre lors de la première de "Mon nom est Johnny", le documentaire consacré à la tournée américaine du Taulier en 2014. "En 23 ans de collaboration, nous n’avons jamais eu un seul désaccord. Notre relation a duré beaucoup plus longtemps que bien des couples. C’était un homme et un ami extraordinaire", confiait-il au Parisien.

Laeticia Hallyday le présentait comme un membre de la famille. D’ailleurs, le jour où l’entourage de Johnny lui a dit qu’il était peut-être temps de remplacer le guitarste pour donner un souffle nouveau à ses prestations scéniques, le rocker avait balayé l’idée du revers de la main. Robin Le Mesurier est le musicien qui est resté le plus longtemps à ses côtés.

Le Britannique témoigne dans le documentaire consacré à la tournée américaine de Johnny.

Robin Le Mesurier est admiratif de la culture musicale du Français. "Toutes les stars du rockabilly, De Jerry Lee Lewis à Elvis Presley, même Muddy Waters. Et étonnamment, un type obscur, dont je n’aurais jamais imaginé qu’il connaisse l’existence, un Anglais du nom de Loni Donegan, qui travaillait dans un groupe de skiffle en Angleterre, qui était une sorte de sous-famille du rockabilly. Il adorait Loni Donegan, ce qui me surprenait." Et d’ajouter que Johnny était "très doué pour traduire en français des chansons américaines et anglaises célèbres".