Fils de Dani Klein (Vaya Con Dios), fidèle de Stromae, Simon LeSaint fait partie de cette génération de DJ belges qui porte haut nos couleurs.

Il n’est pas vraiment un saint, le Simon, féru de hip-hop ( "à mes débuts je faisais du rap assez radical et engagé" ) qui a toujours eu une passion pour l’électro. Son nom de scène, c’est dans l’enfance qu’il est né. " À l’époque, la série avec Simon Templar (Le Saint) passait tout le temps à la télé… Mes copains à l’école m’appelaient du coup Le Saint ! Des blagues de gosses quoi !" L’identité du musicien est née à ce moment-là, alors que Simon était déjà entouré d’instruments. "Je suis incapable de faire autre chose ! Mon premier cadeau, c’était une batterie ! Des amis musiciens de ma mère m’apprenaient à jouer." Sa maman, ce n’est pas n’importe qui : c’est Dani Klein, la figure de proue de Vaya Con Dios. Et Simon a d’ailleurs coproduit son dernier album.

Si, aujourd’hui, Simon LeSaint a entamé, sur ses claviers et derrière les platines, une carrière solo - son 2e single est prévu début 2017 et l’album dans la foulée -, il ne perd pas de vue l’un de ses rêves : produire de grands artistes. "J’adore la pop, je pourrais faire de la musique plus acoustique… mais ça demande plus de budget." Après, il faut trouver les stars. "C’est vrai qu’on n’a pas beaucoup d’artistes d’envergure internationale en Belgique, comme Stromae… Quoique… On serait surpris de voir ce qui peut marcher !"

Vous évoquez Stromae, vous avez travaillé avec lui, comme musicien, sur ses deux tournées. Qu’en avez-vous retenu ?

"Plein de choses. Mais le plus fort, c’est la leçon : que c’est possible d’y arriver ! Quand tu te retrouves sur scène avec Stromae, devant un Madison Square Garden de New York sold out, tu te dis que tu peux aussi le faire. Bien sûr, Stromae a un talent unique. Mais c’est aussi un pote, avec qui je peux bouffer tous les jours, un mec comme les autres…"

Vous l’avez croisé il y a des années en studio, avant qu’il n’explose. Qu’est-ce qui fait la différence chez lui ?

"Il est vraiment perfectionniste, control freak . Ce n’est pas péjoratif ! Il a une vraie vision de sa musique et c’est lui qui prend la décision finale. J’ai même l’impression que si Michael Jackson rescussitait demain et lui disait de faire ci plutôt que ça, il ne l’écouterait pas !"

Il paraît que votre 1er single, vous l’avez composé sur le fameux petit clavier de Stromae ?

"C’est une vraie anecdote ! En fait, je l’ai composé il y a 5, 6 ans dans ma chambre d’hôtel, sur sa première tournée. J’avais oublié mon matos et Stromae m’a filé son clavier !"

Vous préparez votre 1er album. Vous faites écouter votre travail en cours à votre maman ?

"Oui. Je dois encore trouver les chanteurs pour certaines chansons. Je demande leur avis à mes proches, à mes potes musiciens. Stromae aussi a tout écouté."

---> Simon LeSaint disponible sur Spotify et iTunes