C'est dans les studios ICP que Squidji nous reçoit. Sa voix est douce, le ton posé, le sourire timide. Ce lieu mythique ne lui est pas inconnu puisque c'est là qu'il a enregistré en partie son album Ocytocine, entouré d'une armée de producteurs talentueux, artisans par la suite de l'album QALF de Damso. Les interviews, filmées de surcroît, le Français a mis du temps à s'y habituer. "De base, dans mes toutes premières interviews, je ne parlais pas du tout, avoue-t-il. Les journalistes parlaient plus que moi. Mais là, ça va." 

La timidité, Squidji a réussi à la dompter quand il a compris l'importance d'expliquer sa musique. "C'est important que le public voit comment je parle, comment je vois les choses. Comprendre, c'est bien. Expliquer aussi. Mon public doit voir que j'ai quelque chose dans la tête. Je ne suis pas juste un chanteur. Tout le monde veut comprendre comment on écrit, avec qui on était, etc."

L'artiste a une vision très claire de ce qu'il veut proposer artistiquement. Sur Ocytocine, il narre le cheminement d'un homme qui a le coeur brisé. Il s'est entouré de producteurs brillants, qui ont sublimé sa voix en la travaillant comme un instrument de musique. "Prinzly et Ponko gèrent le côté sombre et trap. Et Saint DX et Paco (Del Rosso) ont une vibe un peu pop. Et du coup, ça fait un cocktail de fou, un cocktail molotov. Je les appelle les Avengers. Ils ont travaillé avec des grosses têtes et ils sont eux-mêmes des grosses têtes."

Une équipe qui gagne et des bosseurs acharnés. Squidji nous confie d'ailleurs retourner en séminaire à Fréjus dans quelques jours pour continuer à écrire.

Rencontre en vidéo pour évoquer ses premiers pas dans la musique, l'écriture et son équipe d'"Avengers".

Squidji, "Ocytocine", disponible sur toutes les plateformes de streaming.