Originaire de Brixton, dans le sud de Londres, les Stereo Mc’s ont mis huit ans et demi pour accoucher du successeur de Connected, croisement parfait entre le dub, le funk, la techno et le hip-hop paru en 1992

BRUXELLES Deep down & dirty, qui a marqué leur retour discographique au printemps dernier, a enfoncé le clou. Rob Birch et Nick Hallam, têtes pensantes des Stereo Mc’s, y montraient qu’ils n’avaient rien perdu de leur sens du rythme et du groove. Après une apparition live remarquée au Festival de Werchter, le groupe s’est produit mardi soir dans une Ancienne Belgique bourrée de trentenaires et plus. Dans une (mauvaise) habitude typiquement anglaise, les Stereo Mc’s ont joué la carte de l’énergie tout en livrant le service minimal : une heure de show et dix minutes de rappel. C’est d’autant plus frustrant que leur prestation fut emballante. Chez eux, l’argument est autant sonore que visuel. S’il est en effet difficile de rester insensible au regard hypnotisant du chanteur Rob qui ne reste pas une seconde en place, il est pratiquement impossible de ne pas succomber au charme des trois choristes/danseuses black dont les déhanchements sont aussi percutants que les vocalises. Quant à Connected, Elevate in my mind et autre Step it up, ils n’ont pas pris une ride et restent toujours des hymnes fédérateurs entêtants.